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Comme son nom l'indique aux anglophones, j'empile ici tous les produits culturels que je consomme et dont j'ai le temps de parler.

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Mr Robot
La série que les barbus linuxiens attendaient.

Une des séries de mon top 10 all time (avec par exemple Breaking Bad, Better call Saul, Game of Thrones, Dexter, La Casa Del Papel, The Witcher, ou The Queens gambit). Un régal pour tout passionné d'informatique, mais au delà pour tout adepte de suspens et de rebondissements une série à l'écriture et à la narration exceptionnelle. Sam Esmail communique une ambiance incroyable, faite d'images, de séquences et de plan originaux qui donnent une patte si particulière à la série. Toute cette maestria et originalité dans la réalisation que je retrouve aussi chez Vince Gilligan (Breaking Bad, Beter Call Saul). La bande sonore est d'une grande qualité et les acteurs principaux, interpète avec brio leur personnage. Eliot (Rami Malek) bien sûr au jeu jute incroyable, mais aussi Darlene (Carly Chaikin), Mr Robot (Christian Slater) et Angela (Portia Doubleday). On voit que le réalisateur a été conseillé par de vrais experts de l'informatique, et on se trouve à mettre en pause la série pour lire les scripts (cohérents) ou les outils (qui existent réellement) utilisés dans la série. Un vrai coup de cœur.


Terre des Hommes
Une lecture obligatoire pour tout pilote, et fortement recommandable pour les autres.

Encore un classique, dont on étudie des passages et qui nous semble familier. En tant que pilote, on lit ce livre avec un grand intérêt. L'art de l'aviation est si récent, son évolution a été si rapide qu'on s'étonne de lire les récits de Saint-Exupéry en Afrique ou en Amérique. Le vol a vu, sans aucun moyen de radionavigation, la peur de la panne, omniprésente. La solitude. On mesure le chemin parcouru en terme de sécurité des vols, et comment ce métier a évolué aujourd'hui. On se rend compte que l'on y perd sans doute en expérience humaine. Et cet ouvrage fait écho a de nombreuses contemplations vécues depuis la haut. Qui ont pu suciter chez moi la mélancolie, l'humilité et la beauté.

Cet ouvrage se focalise donc sur les expériences d'aviation de Saint-Ex. Le récit de l'accident de Guillaumet, ou encore celui de Saint Ex au nord de l'Egypte, sont bien sûr pour moi des moments très forts de ce livre. Son éloge de l'eau après des heures deshydraté d'errance dans le déseret:

Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncés. Par ta grâce s'ouvre en nous toutes les sources taries de notre cœur. Tu es la plus grande richesse qui soit au monde et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terre.
Newton a effectué une opération créatrice. Il a fondé un langage d'homme qui peut exprimer à la fois la chute de la pomme dans un près. Ou l'ascension du soleil. La vérité ce n'est point ce qui se démontre, c'est ce qui simplifie.


Voyage au bout de la nuit - Louis Ferdinand Céline
Roman picaresque ubuesque.

Il fallait bien que je lise un jour ce qui est présenté comme un chef d’œuvre de la littérature française.On comprends donc vite se qui a caractérise ce roman au discours indirect libre usant et mélangeant argot et figures de style de haute volée. Cette introspection ne pas pas permis tout a fait de comprendre le personnage, aux décisions qui apparaissent absurdes et qui érige la lâcheté en art de vivre. La première partie sur la guerre et son absurdité est marquante sous le prisme de la lâcheté érigée comme valeur, elle dénote avec les autres récits de témoins que j'ai pu lire.

Le colonel c'était donc un monstre. [...]Pire qu'un chien, il n'imaginait pas son trépas.
Le juteux du ravitaillement, gardien des haines du régiment, pour l’instant le maître monde. Celui qui parle de l’avenir et un coquin, c’est l’actuel qui compte. Invoquer sa postérité, c’est faire un discours aux asticots. Dans la nuit du village de guerre, l’adjudant gardait les animaux humains pour les grands abattoirs qui venaient d’ouvrir. Il est le roi l’adjudant ! Le Roi, de la Mort ! Adjudant Cretelle ! Parfaitement ! On ne fait pas plus puissant. Il n’y a d’aussi puissant que lui qu’un adjudant des autres, en face.
tout nous démontre qu’un larcin véniel, et surtout d’aliments mesquins, tels que croûtes, jambon ou fromage, attire sur son auteur immanquablement l’opprobre formel, les reniements catégoriques de la communauté, les châtiments majeurs, le déshonneur automatique et la honte inexpiable, et cela pour deux raisons, tout d’abord parce que auteur de tels forfaits est généralement un pauvre et que cet état implique en lui-même une indignité capitale et ensuite parce que son acte comporte une sorte de tacite reproche envers la communauté. Le vol du pauvre devient une malicieuse reprise individuelle, me comprenez-vous ?... Où irions-nous ? Aussi la répression des menus larcins s’exerce-t-elle, remarquez-le, sous tous les climats, avec une rigueur extrême, comme moyen de défense sociale non seulement, mais encore et surtout comme une recommandation sévère à tous les malheureux d’avoir à se tenir à leur place et dans leur caste, peinards, joyeusement résignés à crever tout au long des siècles et indéfiniment de misère et de faim...
quand les grands de ce monde se mettent à vous aimer, c’est qu’ils vont vous tourner en saucissons de bataille... C’est le signe... Il est infaillible. C’est par l’affection que ça commence. Louis XIV lui au moins, qu’on se souvienne, s’en foutait à tout rompre du bon peuple. Quant à Louis XV, du même. Il s’en barbouillait le pourtour anal. On ne vivait pas bien en ce temps-là, certes, les pauvres n’ont jamais bien vécu, mais on ne mettait pas à les étriper l’entêtement et l’acharnement qu’on trouve à nos tyrans d’aujourd’hui. Il n’y a de repos, vous dis-je, pour les petits, que dans le mépris des grands qui ne peuvent penser au peuple que par intérêt ou sadisme... Les philosophes, ce sont eux, notez-le encore pendant que nous y sommes, qui ont commencé par raconter des histoires au bon peuple… Lui qui ne connaissait que le catéchisme ! Ils se sont mis, proclamèrent-ils, à l’éduquer… Ah ! ils en avaient des vérités à lui révéler ! et des belles ! Et des pas fatiguées ! Qui brillaient ! Qu’on en restait tout ébloui ! C’est ça ! qu’il a commencé par dire, le bon peuple, c’est bien ça ! C’est tout à fait ça ! Mourons tous pour ça ! Il ne demande jamais qu’à mourir le peuple ! Il est ainsi. “Vive Diderot !” qu’ils ont gueulé et puis “Bravo Voltaire !” En voilà au moins des philosophes ! Et vive aussi Carnot qui organise si bien les victoires ! Et vive tout le monde ! Voilà au moins des gars qui ne le laissent pas crever dans l’ignorance et le fétichisme le bon peuple ! Ils lui montrent eux les routes de la Liberté ! Ils l’émancipent ! Ça n’a pas traîné ! Que tout le monde d’abord sache lire les journaux ! C’est le salut ! Nom de Dieu ! Et en vitesse ! Plus d’illettrés ! Il en faut plus ! Rien que des soldats citoyens ! Qui votent ! Qui lisent ! Et qui se battent ! Et qui marchent ! Et qui envoient des baisers ! À ce régime-là, bientôt il fut fin mûr le bon peuple. Alors n’est-ce pas l’enthousiasme d’être libéré il faut bien que ça serve à quelque chose ? Danton n’était pas éloquent pour les prunes. Par quelques coups de gueule si bien sentis, qu’on les entend encore, il vous l’a mobilisé en un tour de main le bon peuple ! Et ce fut le premier départ des premiers bataillons d’émancipés frénétiques ! Des premiers couillons voteurs et drapeautiques qu’emmena le Dumouriez se faire trouer dans les Flandres !
Les hommes qui ne veulent ni découdre, ni assassiner personne, les Pacifiques puants, qu’on s’en empare et qu’on les écartèle ! Et les trucide aussi de treize façons et bien fadées ! Qu’on leur arrache pour leur apprendre à vivre les tripes du corps d’abord, les yeux des orbites, et les années de leur sale vie baveuse ! Qu’on les fasse par légions et légions encore, crever, tourner en mirlitons, saigner, fumer dans les acides, et tout ça pour que la Patrie en devienne plus aimée, plus joyeuse et plus douce ! Et s’il y en a là-dedans des immondes qui se refusent à comprendre ces choses sublimes, ils n’ont qu’à aller s’enterrer tout de suite avec les autres, pas tout à fait cependant, mais au fin bout du cimetière, sous l’épitaphe infamante des lâches sans idéal, car ils auront perdu, ces ignobles, le droit magnifique à un petit bout d’ombre du monument adjudicataire et communal élevé pour les morts convenables dans l’allée du centre, et puis aussi perdu le droit de recueillir un peu de l’écho du Ministre qui viendra ce dimanche en-core uriner chez le Préfet et frémir de la gueule au-dessus des tombes après le déjeuner...
On m’avait donc embarqué là-dessus, pour que j’essaye de me refaire aux Colo-nies. Ils y tenaient ceux qui me voulaient du bien, à ce que je fasse fortune. Je n’avais envie moi que de m’en aller, mais comme on doit toujours avoir l’air utile quand on est pas riche et comme d’autre part je n’en finissais pas avec mes études, ça ne pouvait pas durer. Je n’avais pas assez d’argent non plus pour aller en Amérique. « Va pour l’Afrique ! » que j’ai dit alors et je me suis laissé pousser verses Tropiques, où, m’assurait-on, il suffisait de quelque tempérance et d’une bonne conduite pour se faire tout de suite une situation.
Toute possibilité de lâcheté devient une magnifique espérance à qui s’y connaît. C’est mon avis. Il ne faut jamais se montrer difficile sur le moyen de se sauver de l’étripade, ni perdre son temps non plus à rechercher les raisons d’une persécution dont on est l’objet. Y échapper suffit au sage.
J’en ai choisi un moi de cinéma où il y avait des femmes sur les photos en combinaison et quelles cuisses ! Messieurs ! Lourdes ! Amples ! Précises ! Et puis des mignonnes têtes par là-dessus, comme dessinées par contraste, délicates, fragiles, au crayon, sans retouche à faire, parfaites, pas une négligence, pas une bavure, parfaites je vous le dis, mignonnes mais fermes et concises en même temps. Tout ce que la vie peut épanouir de plus périlleux, de véritables imprudences de beauté, ces indiscrétions sur les divines et profondes harmonies possibles.
La guerre avait brûlé les uns, réchauffé les autres, comme le feu torture ou conforte, selon qu’on est placé dedans ou devant. Faut se débrouiller voilà tout.
Ces athlètes tranquilles dans leur force étaient blasés sur le compte de la perfection physique. La beauté, c’est comme l’alcool ou le confort, on s’y habitue, on n’y fait plus attention.Ils venaient surtout eux, au boxon, pour la rigolade. Souvent ils se battaient pour finir, énormément. La police arrivait alors en trombe et emportait le tout dans des petits camions.À l’égard d’une des jeunes femmes de l’endroit, Molly, j’éprouvai bientôt un exceptionnel sentiment de confiance, qui chez les êtres apeurés tient lieu d’amour.Il me souvient comme si c’était hier de ses gentillesses, de ses jambes longues et blondes et magnifiquement déliées et musclées, des jambes nobles. La véritable aristocratie humaine, on a beau dire, ce sont les jambes qui la confèrent, pas d’erreur.
L’espoir de la pension les possédait corps et âme. Elle leur viendrait un jour comme la grâce, la pension, pourvu qu’ils aient la force d’attendre un peu encore avant de crever tout à fait. On ne sait pas ce que c’est que de revenir et d’attendre quelque chose tant qu’on n’a pas observé ce que peuvent attendre et revenir les pauvres qui espèrent une pension.Ils y passaient des après-midi et des semaines entières à espérer, dans l’entrée et sur le seuil de mon dispensaire miteux, tant qu’il pleuvait dehors, et à remuer leurs espérances de pourcentages, leurs envies de crachats franchement bacillaires, de vrais crachats, des « cent pour cent » tuberculeux crachats. La guérison ne venait que bien après la pension dans leurs espérances, ils y pensaient aussi certes à la guérison, mais à peine, tellement que l’envie d’être rentier, un tout petit peu rentier, dans n’importe quelles conditions les éblouissait totalement. Il ne pouvait plus exister en eux outre ce désir intransigeant, ultime, que des petites envies subalternes et leur mort même en devenait par comparaison quelque chose d’assez accessoire, un risque sportif tout au plus. La mort n’est après tout qu’une question de quelques heures, de minutes même, tandis qu’une rente c’est comme la misère, ça dure toute la vie. Les gens riches sont soûls dans un autre genre et ne peuvent arriver à comprendre ces frénésies de sécurité. Être riche, c’est une autre ivresse, c’est oublier. C’est même pour ça qu’on devient riche, pour oublier.
Et puis je me l’imaginais, pour m’amuser, tout nu devant son autel... C’est ainsi qu’il faut s’habituer à transposer dès le premier abord les hommes qui viennent vous rendre visite, on les comprend bien plus vite après ça, on discerne tout de suite dans n’importe quel personnage sa réalité d’énorme et d’avide asticot. C’est un bon truc d’imagination. Son sale prestige se dissipe, s’évapore. Tout nu, il ne reste plus devant vous en somme qu’une pauvre besace prétentieuse et vantarde qui s’évertue à bafouiller futilement dans un genre ou dans un autre. Rien ne résiste à cette épreuve. On s’y retrouve instantanément. Il ne reste plus que les idées, et les idées ne font jamais peur. Avec elles, rien n’est perdu, tout s’arrange. Tandis que c’est parfois difficile à supporter le prestige d’un homme habillé. Il garde des sales odeurs et des mystères plein ses habits.
Les frères Karamazov - Fiodor Dostoïevski
Chef d'œuvre de la littérature classique.

Un classique que je n'avais pas lu. J'en avais étudié un extrait au collège qui m'avait marqué et lorsque j'ai relu le passage correspondant, ce fut comme une madeleine de Proust (l'épreuve de Kolia sous le train). Ce roman donc comme les classiques de Balzac ou Zola permet d'abord de se replonger dans les mœurs d'une époque, ici la Russie de la fin du XXe siècle. Wikipédia décrit bien l'intrigue générale:L'intrigue principale tourne autour des trois fils de Fiodor Pavlovitch Karamazov, un homme impudique, vulgaire et sans principes, et du parricide commis par l'un d'entre eux. En réalité, les enfants sont au nombre de quatre puisque le père donne naissance à un bâtard qu'il nommera Smerdiakov. Chacun des trois fils représente un idéal-type de la société russe de la fin du XIXe siècle : Aliocha, le benjamin, est un homme de foi ; Ivan, le deuxième fils, est un intellectuel matérialiste qui cherche à savoir si tout est permis, dans la mesure où Dieu n'existe pas ; Dmitri, leur très exalté demi-frère aîné, est un homme impétueux en qui le vice et la vertu se livrent une grande bataille : ce dernier incarne, selon l'auteur lui-même, « l'homme russe ».

La dimension exceptionnelle du roman est qu'il est à la fois une histoire et un essai philosophique sur la religion, le pardon et bien d'autres sujets. Le monologue de l'inquisiteur est un moment fort du roman, mais beaucoup d'autres passages sont également puissants. Je reproduit deux extraits qui m'ont marqué, le premier de Dimitri sur la "rémission", et un deuxième lors de la plaidoirie de son avocat, sur la responsabilité paternelle.

On peut trouver aussi dans les mines chez un forçat et un assassin un cœur d'homme et s'entendre avec lui. Car là-bas aussi on peut aimer vivre et souffrir, on peut ranimer le cœur engourdit d'un forçat, le soigner. Ramener enfin du repère à la lumière une âme grande régénérée par la souffrance, ressusciter un héro. Il y en a des centaines et nous sommes tous coupable envers eux.
Il est impétueux, il est sauvage, violent, voilà pourquoi on le juge maintenant. Mais, qui est responsable de sa destinée? A qui la faute si, avec des penchants vertueux, un cœur sensible et reconnaissant, il a reçu une éducation aussi monstrueuse? A t-on développé sa raison ? Est-il instruit? Quelqu'un lui a t-il témoigné un peu d'affection dans son enfance. Mon client a grandi à la grâce de dieu. C'est à dire, comme une bête sauvage. [...]Il ne suffit pas d'engendrer pour être père. Il faut encore mériter ce titre.

Le principe sécurité
Essai philosophique de Frédéric Gros

Après avoir lu son essai intitulé "états de violence", j'ai été conquis par le style et les idées de Frédéric Gros, c'est pourquoi j'ai lu ce nouvel essai. La crise du Covid-19 m'a donné envie de le partager ici. (le livre date quant à lui, de de 2012)

Pour la philosophe, la sécurité est en effet aujourd’hui un "enjeu politico-médiatique formidable". Il commence pourtant pas décrire l'évolution de ce terme du vocable de "sécurité". D'abord "tranquillité d'esprit", signification qui descend du latin sine cura: exempt de soucis, débarrassé de troubles, sans inquiétude. Cette sécurité n'exclue donc pas la présence de menaces, mais elle n'en dépend pas puisqu'elle tient d'une "fermeté subjective tout interne".

Au milieux de temps de périls, vous ne craignez rien, votre sécurité m'étonne." dictionnaire de l'académie, 1762.

EN 1935, l'académie française pour tant donne une nouvelle définition. Sécurité: "absence de dangers". Le Larousse: "situation dans laquelle quelqu'un, quelque chose n'est exposé à aucun danger, à aucun risque, en particulier d'agression physique, d'accident, de vol de détérioration". Ainsi et alors la sécurité se décline comme "publique", "collective", ou "militaire".

Troisième mouvement la locution adjectif "de sécurité", comme dans "stock de sécurité": "qui permet le fonctionnement normal d'une activité, le déroulement normal d'un processus". Cette nouvelle utilisation, qui décrit un ensemble de mesures qui permettent la continuité d'un processus, et se retrouve aujourd'hui dans la sécurité informatique, énergétique, etc. ...

Le livre de Frédéric gros explore ainsi ces quatre dimensions de la sécurité au travers de prismes historiques. D'abord la sécurité comme état mental dans une partie intitulée "la sérénité du sage", en abordant les sagesses épicurienne, stoïcienne ou sceptique. Puis la sécurité comme abscence de danger au travers du christianisme et du millénarisme. Ensuite, la sécurité comme un ensemble de garanties étatiques, évoqué au travers de textes fondateurs de la pensée politique. Et enfin la sécurité" comme "contrôle des flux",plus vague selon l'auteur mais capital avec une large gamme de déclinaison: sécurité alimentaire, énergétique, sanitaire...

Sur le principe de précaution: "Il s'agissait de dire que l'absence de certitude scientifique quant à leur advenue ne devait pas nous empêcher de les anticiper, et d'agir, dans le cadre d'un dialogue ouvert alors même que le pire n'est pas certain. Or ce principe, relayé par les médias et les politiques, va peu à peu installer dans l'opinion publique l'idée que la simple possibilité d'un risque doit entraîner des mesures de précaution, et bientôt nourrir le fantasme d'une sécurité maximale. "

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The Witcher 2
La confirmation d'une passion.

The Witcher 2, c'est comme The Witcher 1 mais en mieux. Encore plus de lore, des graphismes absolument magnifiques, et toujours une épaisseur dans le scénario les quêtes et les différents personnages ou monstres croisés. J'ai suivi la voie de Lorveth et il faudrait que je recommence pour suivre l'autre. Mais j'ai trop hâte de découvrir la suite.

Jocker
Un bon film dans l'univers des comics US.

Le genre de film un peu vu par hasard. "Bon on est au cinéma, qu'est-ce qu'on choisi?" Bonne pioche avec ce film. Dans le style du black knight, un film noir et remarquablement interprété par son acteur principal.

Fondation livre 1
Un classique de la SF.

J'ai enfin "lu" (en fait écouté en livre audio) le premier volume de Fondation d'Isaac Asimov. Je comprend mieux maintenant pourquoi c'est un classique. J'ai été impressionné de voir à quel point Assimov était visionnaire, j'ai du vérifier souvent que le livre avait bien été publié entre 1941 et 1951. Ce qui est assez incroyable. Plus qu'un livre d’aventure, c'est un livre surtout politique avec des intrigues qui tout en s'appuyant sur des technologies, sont d'abord la dialectiques des volontés des personnages principaux. AUjourd'hui lire ce livre c'est donc surtout se poser des questions philosophico-politique, sur le soft power, quel rôle joue la spiritualité dans la société, ou les rapports de forces internationaux.

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Subnautica
Jeu vidéo addictif et génial.

De temps en temps on rencontre un objet (livre, série, jeu vidéo) qui nous tient en haleine, et nous fait veiller tard pour continuer à le découvrir. Subnautica est de ceux-là. Ce jeu de survie en apparence simple est incroyablement riche. Nous sommes dans le futur et notre vaisseau s'est écrasé sur une planète presqu'exclusivement recouverte d'eau. Le jeu se passe donc principalement sous l'eau comme son nom l'indique. Tout repose sur la fabrication d'objet de plus en plus complexe: Passer les premières heures qui consistent à s'organiser pour survivre (manger, boire... et ne pas s'asphyxier) il faut construire des engins de plus en plus complexes qui nous amènent de plus en plus profond, et nous permettent de découvrir de nouveaux lieux. Le début de l'histoire cachant en fait un scénario très riche. Ce jeu est LE coup de coeur de ces dix dernières années.

Bayonetta
Jeu vidéo où l'héroïne nous hypnotise.

Nous joueurs PC avons parfois la chance de profiter de quelques excellents jeu de console. En plus, pour nous en général les graphismes sont encore plus beaux (ce qui n'est pas forcément le cas ici car le portage semble avoir été a minima). J'ai bien aimé ce jeu d'action, très typé console, mais à l'ambiance extrêmement réussis. Bon après j'avoue que je joue en mode de difficulté facile et en bovinant sur tous les boutons du pad, mais mon objectif est surtout de découvrir l'histoire pas de transpirer sur les boss particulièrement épique d'ailleurs et qui m'ont déjà donné, pour certains un peu de fil à retordre. Par ailleurs l'héroïne qui est totalement mon type :D participe évidement au plaisir de jeu. Un coup de cœur.

The Witcher: la série TV. Saison 1
Série TV qui relève brillamment le défi de l'adaptation.

Je précise d'abord que j'ai joué aux deux premiers jeux vidéo que j'ai beaucoup apprécié, c'est donc avec impatience mais aussi appréhension (que l'univers soit gâché comme le sont souvent les films tirés d'une œuvre vidéo ludique) que j'ai appréhendé mes premiers épisodes de la série. Autant le dire d’emblée j'ai beaucoup apprécié cette série, qui est selon moi tout simplement la meilleure "découverte" de l'année. La réalisation est parfaite et ambitieuse au niveau des décors des costumes ou des effets spéciaux. Le jeu des acteurs est parfaitement juste et Geralt de Riv est juste parfait. Surtout il y a sans que l’histoire soi identique aux jeux vidéo, une bonne cohérence entre les deux univers. On retrouve les pouvoirs du Sorceleur avec les élixir, associé à une photographie vraiment superbe et un travail sur les yeux du Sorceleur, les personnages clé de l’histoire: Jaskier, Triss Merigold, Foltest... Et l'humour acide caractéristique de l'univers. L'épisode 3 est un modèle de réalisation épique qui laissera longtemps chez moi un remarquable souvenir. En définitive, j'aborde cette série dans le même état d'esprit que les meilleurs comme Game Of Thrones: conquis et impatient de découvrir chaque nouvelle saison.

Rogue One: a Star Wars story
Mieux que l'original?

Ce film est celui que j’attendais depuis 25 ans. Fan de l'univers Star Wars, je cherchais un film s’inspirant de l'univers sans la débauche épique des épisodes principaux, permettant d'approfondir certains aspects, de nous faire découvrir de nouveaux horizons. Cette envie a été en partie assouvie par l'univers vidéo ludique: X-Wing, Tie Fighter, X wing vs Tie Fighter, la série des Jedi Knight... Ce film est selon moi tombé dans aucun écueil. Fidèle au mech-design original, effets spéciaux sans abus, pas de débauche de super pouvoirs. J'ai adoré les personnages et même si on peut toujours critiquer le scénario, j'estime que c'est un excellent compromis entre la cible du film (tout public) et la satiété des nerds (dont je suis). Le final restera dans mes annales du cinéma.

GTA 5
Jeu vidéo AAA incontournable.

Oui, oui, je suis toujours adepte du slow gaming, c'est à dire que je joue à un jeu plusieurs année après sa sortie. Il n'y a que des avantages: le jeu est moins cher, moins bugué et tourne mieux sur une config PC décente, bonus lorsque le jeu est vraiment genialissimme, on entrevois la possibilité de jouer à la suite, voir on peux y jouer directement. C'est pourquoi j'ai pas mal attendu avant d'acheter et de jouer à GTA 5. Bon je l'ai fini en décembre 2019 (j'écris ces lignes en avril 2020). Comme prévu le jeu est génial. A chaqaue nouvelle version on reste bouche bée devant la grandeur des cartes, le réalisme avec laquelle elle s'anime, le sentiment de liberté. Et puis il y a le jeu en lui même. Vraiment remarquable dans sa narration, toujours plus poli dans ses mécaniques. Excellent dans les dialogues ou les personnages. Un chef d’œuvre, en définitive, une nouvelle référence pour la série.

Mass Effect 2
Mon space opéra vidéoludique favori

Mass Effect 2 est dans la continuité du premier volet. Les graphismes sont encore meilleurs, les mécanismes de combat un peu plus précis et clairs. Certains points du scénario sont un peu frustrant: l'homme en noir, la résurrection du héro ... Le scénario bien qu'assez linéaire laisse quelques degrés de liberté, et on apprécie le mécanisme pour construire le caractère du héro principal On retrouve des personnages intéressants et les romances, ainsi que les missions d'exploration. Les musiques toujours très typés, et l'ambiance Mass Effect marche toujours très bien, cela donne envie de vite s'attaquer au troisième volet...

Hearthstone
Jeux de carte en ligne sympa

Bon bien sûr que je joue à Hearthstone, quasiment depuis la sortie. J'ai presque fini toutes les extension et ai dépensé un paquet d'argent dans les paquet de carte,sur lequel le business modèle du jeux repose. Ce que j'aime (ou plutôt aimais) dans le jeu est que quelque streamer (Torlk, Marmotte, ...) faisaient des vidéos sympa dessus, forcément ça donne envie de jouer. Il est pratique car on peut y jouer sur tablette ou mobile. Je suis pas super fort j'ai dû monter maximum rang 14 ou 15 de mémoire, mais je m'amuse bien. Un classique de chez Blizzard. Même si à l'instant où je rédige cette entrée (04/2020, j'intercale quand même le sujet ici pour qu'il y ait un semblant de chronologie...) le fait que Torlk ne fasse plus de vidéo lui enlève un peu d'intérêt. (un peu comme quand Pomf et Thud faisaient plus de vidéos sur SC2 :D).

award
The Witcher
Le début d'une passion

THe Witcher, premier du nom est un voyage fantastique. Le personnage de Geralt est exceptionnel dans sa finesse et le jeu offre la possibilité de vraiment adapter le personnage au joueur. Ce jeu offre un univers qui fourmille de détails, avec de nombreux livres, dialogues, quêtes secondaires qui donnent une épaisseur absolument incroyable pour un jeu vidéo. Il y a tant à explorer dans ce jeu, qui donne un grand sentiment de liberté dans la manière de développer le personnage et les activités possibles (jeu dans le jeu, romances, etc.). Les graphismes sont superbes, la musique nous transporte. Le début d'une très belle saga, qu'on consomme avec parcimonie comme plaisir précieux. Du coup j'alterne un épisode de Mass Effect et un de The Witcher :)

World of Warcraft Legion
Extension du plus connu des MMO.

Bon, j'ai rechuté le temps d'une extension tout en restant raisonnable.L'histoire et les nouveautés étaient plaisante, mais décidément il y a tellement de contenu, il faut tellement consacrer de temps au jeux que cela en vient vite décourageant. Du coup je suis monté au niveau maximum avec mon personnage principal puis j'ai rapidement arrêté. L'ajout de la zone de classe est pas mal, et l'application rend le tout encore plus addictif... Du coup je risque bien de sauter la prochaine extension.

Narcos
Série américaine - saisons 1 et 2 vues entre septembre 2015 et septembre 2017

J'ai beaucoup aimé cette série sur Pablo Escobar, du moins les deux premières saisons qui me semblaient vraiment bien retranscrire toute l'ambiance de ces années là. Se trouver au moment du visionnage en Amérique du sud rajoutait au charme de cette série. Dommage que comme habitude avec certaine série, les scénaristes ne parviennent pas à les coulure quand elle sont sur leur pente montante, et surfent sur leur succès.J'ai regardé le début de la saison 3 sans être bien convaincu... Mais jusqu'à la saison 3, "c'est de la bonne" :)

Dust An Elysean Trail
Chef d'œuvre du jeux de plateforme/RPG sur PC

Ma bibliothèque Steam déborde de jeux que je n'ai pas eu le temps de commencer ou de finir. J'en achète beaucoup sans parfois vraiment les rentabiliser. Mais parfois, il y a dans le lot des perles qu'on ne regrette pas d'avoir lancé. Dust en fait partie. C'est un jeu de plateforme avec une petite dose de RPG. On explore des niveau et on tue des monstres. L'intérêt du Dust c'est son scénario et ses personnages le héro et la fée widget, dont les dialogues viennent régulièrement ponctuer l'histoire. Cette histoire est donc simple et émouvante et la réalisation du jeu étant simplement parfaite, cela fait de ce jeu un petit chef d’œuvre, de la trempe de ceux ou on passe de longues heures APRES a rechercher l'histoire du développement, les suites éventuelles etc. ... Le plus gros coup de cœur de la décennie avec Chil of Light.

The Expanse
Série de SF

Voilà une série de science fiction tout à fait fréquentable. J'ai regardé la première saison de cette série qui s'appuie sur certains personnage charismatiques (le détective Miller ou James Holden) et une intrigue sans extravagance. C'est cohérent, tout en nous tenant en haleine car la série est davantage un polar de science fiction qu'une méga réalisation bourrée d'explosions et d'effets spéciaux (mais il y a aussi des combats spatiaux et un "mech" design original). J'ai adoré la première saison, vivement la suite.

Child Of Light
Jeu Vidéo féerique

Child of light est un jeux de plateforme/combat par tour. Ce qui le démarque des autres est sa direction artistique absolument fabuleuse. Les décors, le level design, les personnages et la musique sont magnifiques. L'histoire est empreinte d'émotion. Le système de combat bien que surprenant au premier abord n'est pas très compliqué et permet aux débutants de s'en sortir comme aux hardcore gamers d'optimiser. Bref, je pense que Child Of light fait partie de ces productions qui pose le jeu vidéo comme un art à part entière.

Tomb Raider
Un classique

Voici un jeu AAA que j'ai apprécié. Il y en pas mal que je commence et que je ne finis pas. Celui là est linéaire, bien raconté, propose des challenges intéressants, et la réalisation et le rythme sont vraiment bien réglés. Du coup j'ai renoué avec une des plus vieille héroïne du jeux vidéo dans cet opus qui permet de développer le personnage de manière plus nuancée. Un très bon divertissement.

Mass Effect
Début d'une saga spatiale video-ludique exceptionnelle

J'ai commencé à jouer à Mass Effect il y a deux trois ans. J'ai d'abord été dérouté par le système de combat et globalement par le système de compétence du personnage et l'armement. Du coup je n'ai sûrement pas optimisé mon personnage ou été très performant. Cependant j'ai bien aimé l'univers d'une grande richesse (même si je ne comprenais pas tout!), même si globalement l'histoire me paraissait un peu obscure. Le plaisir de pouvoir jouer à ce jeu de rôle est pourtant entier, les dialogues , les quêtes secondaires, tous les choix possibles mais aussi la liberté qu'offre l'histoire font de Mass Effect un excellent jeu. D’ailleurs j'ai attaqué Mass Effect 2 qui semble encore meilleur (mais j'ai pas assez utilisé le web pour optimiser ma sauvegarde:)

award
Breaking Bad
Meilleure série de tous les temps. Tout simplement.

Breaking bad,c'est un grosse gifle infligée tout en nuance et en délicatesse. C'est un puzzle qui s'assemble de manière incroyablement cohérente et mais à coup de rebondissement absurdes. C'est un florilège de personnages tous plus hauts en couleurs les uns que les autres, au point que 5 ou 6 d'entre eux mériteraient une série à eux seuls (ce qui est le cas de l'avocat Saul Goodman... avec la série Better call Saul, du même réalisateur). Une interprétation on ne peut plus juste, un thème accrocheur... J'ai dévoré cette série, qui cultive un humour, souvent noir/amer, et une ambiance incomparable (pas un seul écran...). Tout est excellent dans cette série. LA meilleure série de tous les temps, je vous le dis.

World Of Warcraft - Warlord Of Draenor
Extension du mythique MMO

Après une grosse pause de WoW pour Cataclysm et une reprise du jeu à Mist of Pandaria (MoP), les circonstances de la vie m'ont amenées à refaire une petite pause de World Of Warcraft. J'avais aimé l'univers "asiatisé" de MoP et certaines nouveautés comme la ferme. Surtout j'avais retrouvé quelques collègues du travail sur le jeux. J'ai donc installé la nouvelle extension et y est joué quelques heures, le temps de monter mon personnage fétiche au niveau maximal. Le fief et quelques autres nouveautés se sont montrés intéressants en première approche, mais finalement on se lasse vite, surtout quand on a plus trop de connaissances connectées. Pour ma plus grande chance j'ai donc assez vite décroché du jeux. Bel effort cependant...

Hunger Games - L'embrasement
Film heroïno-centré

J'ai vu ce film sans avoir vu le premier volet (en VO aux EAU en 2013 me semble-t-il, mais je ne le débriefe qu'aujourd’hui en 2016...). Ce ne fut pas un gros problème pour la compréhension même si j'ai pu louper le développement de relations entre certains personnage. Déjà c'est un film de science fiction, ce que j'apprécie, surtout quand l'ambiance est particulière comme ici (dictature avec un aspect: "des jeux pour le peuple!"). Surtout l'héroïne est très agréable et change de l'actrice typique du film d'action, ce qui apporte une fraîcheur bienvenue. Grâce a elle le film n'est pas seulement un bon divertissement.

award
Le Chant de la mer
Le paroxysme de l'émotion en animation

Ce dessin animé m'a donné envie de rafraîchir mon log-book (fin 2015). Autant le dire tout de suite: c'est un chef d’œuvre absolu. La subtilité de la narration, la justesse avec le thème principal est époustouflant. Je croyais qu'en dehors de l'animation japonaise, il n'y avait point de salut pour la poésie et la subtilité, ce film d'animation me prouve le contraire. Au delà de l'histoire et la façon de la raconter; la réalisation est de très haut niveau: décors, animations et surtout bande son sont un régal. Restera dans mes anales.

The hobbit
Epopée de Heroic Fantasy

Digne successeur de la trilogie du Seigneur des Anneaux, The Hobbit relate des événements qui se sont passés avant le chef d’œuvre de Tolkien. Normalement ce récit aurait pu faire l'objet d'un seul et unique film, mais je pense que l'appât du gain aidant, The Hobit est décliné en trilogie. C'est un mal car d'un coté il y a quelques longueurs, d'un autre coté cela permet de réellement créer une ambiance et de l'épaisseur dans les personnages. Le film est selon moi largement au niveau de la trilogie du Seigneur des anneaux, cependant il soufre tout de même de la comparaison avec la précédente trilogie car on a l'impression d'être dans des scènes coupés des précédents opus ... Bon à part cette impression de longueur et de déjà vu, on passe tout de même un bon moment dans le Royaume du milieu en compagnie de ce Hobbit...

The Dark Knight Rises
Super Film de super-héro

Je ne suis pas fan de comics et de super-héros en général. Je suis même plutôt un anti-fan de tout ce qui porte une étiquette Marvel. Comme cette catégorie est très populaire, je ne m'interdit pas pour autant de regarder quelques films de super héros et parmi eux, l'univers qui me parle le plus est celui de Batman. Ce dernier opus a vraiment quelque chose en plus d'indéfinissable. Est-ce le traditionnel Ghotam City qui laisse place clairement à la ville de New York, ce qui ancre davantage le film dans la réalité ? Est-ce le jeu de ce Batman qui sonne vrai ? Ou sont-ce les formes de Catwoman ? Je ne sais le dire, mais le film dégage une émotion et une ambiance qui m'ont vraiment plus. Le seul film de super-héro que je recommande.

Looper
Film de science fiction

De termps en temps, sans trop prévenir, un film de science fiction arrive et nous donne une bonne claque. Looper est de la trempe d'un Inception ou d'un Bienvenue à Gataca, les effets spéciaux en moins. Celui-ci repose d'avantage sur le scénario et les personnages. Looper parle de voyages dans le temps et de ces paradoxes temporels qui nous font des noeuds au cerveau. Moi j'aime beaucoup. Un des meilleurs film de l'année 2012 selon moi.

award
Dishonored
FPS digne de Deus Ex

Deus Ex 3 a été une excellente surprise, même si le scénario, qui laisse ouvert toute une série de suites et laisse beaucoup de question en suspend m'a un peu déçu. Puis arrive Dishonored, avec il faut bien le dire, d'élogieux commentaire dans la presse spécialisés. Forcément cela aiguise la curiosité. Du coup j'ai installé le jeu et ai franchement accroché. Un peu comme un Deus Ex ou un half life, dur de décrocher du jeu, surtout qu'il y a le challenge de finir le jeu sans tuer personne, tel un fantôme, qui est de loin le mode d'action que je préfère. Cette façon de jouer permet de profiter de tous les détails et dialogues que les concepteurs ont intégrés et permet une immersion totale, dans un univers qui justement a de l'épaisseur. Le meilleur jeu de 2012, tout simplement.

Dexter
Série US policière

Je ne vais pas me fendre d'une présentation d'une série qui est déjà culte et que Wikipedia résumera mieux que je ne le ferai. Je regarde très peu de série américaine mais celle là mérite vraiment le détour. L'intérêt de Dexter au delà d'intrigues bien ficelés et d'un subtile art du suspens et qu'elle est assez immorale dans le standard des série Etats-Unis. En effet elle présente le point de vue d'un tueur, même si celui-ci est rendu sympathique et possède un code de conduite. Beaucoup d'autre personnage sont attachants et possèdent de l'épaisseur. Arrivé au terme de la saison 7 il ne reste qu'à souhaiter que les scénaristes arrivent à bien finir cette série, car l'enchaînement des différentes saisons et la construction d'une issue cohérente reste le principal challenge d'une longue série à succès

Prévenir les ruptures stratégiques - Du bon usage des signaux faibles
étude issue d'une thèse en économie

Après la crise des subprime, la notion de rupture stratégique ou encore de Cygne Noirs est revenue à la mode. L'ambition de ce livre est d'expliquer qu'il est possible pourtant de détecter ces crises. Comme le souligne l'auteur, Alexandre Rayne, il est toujours facile de comprendre et d'expliquer un événement après son éclosion. Pour autant l'auteru choisi d'abord d'analyser la difficulté d'interpréter les signaux faibles, en se basant sur la crise de 1929 et celle des subprime:

  • la circulation de l'info au sein des banques
  • la circulation des infos entre les acteurs qui voient l'intérêt de leur propre périmètre sans chercher à comprendre la totalité du processus (titrisation, CDO)
  • Une certaine forme de rétention de l'information pour en tirer partie. Ainsi John Paulson transforme un portefeuille de 130 millions de dollars en 3,2 milliards de dollars en jouant à la baisse. Ou encore Goldman & Sachs dont un département mise sur l'effondrement de valeurs vendues par un autre département de la banque.
  • Des causes comportementales très importantes comme: l'excès de confiance, manque de recul et pise en compte du risque, et peu de place à la contradiction (problème d'égo ?))

Finalement pour Alexandre Rayne les signaux rationnels annonciateurs des crises financières sont intelligibles et détectables, mais c'est surtout et d'abord les signaux comportementaux, plus précoces que les signaux rationnels qui doivent aiguiser notre attention.

Pour conclure je ne résiste pas à reproduire une citation du président des bureaux immobilier américain en mai 1929, exhortant ses membres:

"Ils feraient mieux d'être prêt pour une des plus grandes vagues de prospérité que ce pays ait jamais connu"
États de violence
Essai philosophique de Frédéric Gros

Encore un essai autour de la guerre ! Celui-ci est à bien des égards une référence. La réflexion que mène Frédéric Gros, professeur d'université et grand connaisseur de Michel Foucault est essentiellement philosophique. Elle n'en est pas moins parfaitement actuelle puisque elle débouche sur cette idée que la guerre et la paix tendent à disparaître, laissant place à des "états de violence"

Les premières pages sont une analyse des définitions de la guerre et les idées qui sous-tendent le concept. En partant de la citation d'Alberico Gentilis, "la guerre est un conflit armé, public et juste", Frédéric Gros décortique au travers des siècles les forces morales, les enjeux politiques, puis le cadre juridique de la guerre.

Les chapitres portants sur les forces morales cherchent à répondre à l'interrogation suivante: pourquoi l'homme met il son "corps en aventure de mort" ? (P. Contamine). Parmi d'autres, un ressort apparaît:

"Ce qui fait vraiment tenir bon, la racine du courage, c'est le souci de l'autre. Il n'y a qu'une seule passion assez puissante pour faire pendant à la peur: la sollicitude"

Ensuite viennent les aspects politiques. cette partie fait la part belle à Machiavel, Hobbes ou Rousseau, mais aussi Carl Schmitt. On en revient à cette symétrie "L'Etat fait la guerre et la guerre fait l'Etat". En marge de ces réflexions, j'ai apprécié ce passage:

"Le pouvoir ce n'est pas fait pour rendre heureux ou malheureux, mais pour rendre puissant"

Ensuite, Frédéric Gros nous invite à réfléchir au cadre juridique de la guerre. Il s'agit ici d'expliciter la question classique de guerre juste. mais au-delà de cette question, à la lecture de cette partie de l'essai, on perçoit bien le rapport étroit entre la guerre et le droit:

"L'État c'est une prise de pouvoir, et le droit la légitimation d'un rapport de force initial, forcément inégal, déséquilibré "

Puis F. Gros cite Foucault:

"La guerre a présidé à la naissance des États; le droit, la paix, les lois sont nés dans le sang et la boue des batailles"

La dernière partie de l'ouvrage enfin, cherche à confronter ces aspects de la guerre à l'époque actuelle. Pour Frédéric Gros, notre époque est celle des états de violence qui font valoir un effacement de l'échange réglé de la mort. Au contraire de la guerre, la mort ne s'échange plus; elle se distribue, se sème, se calcule. pour illustrer cette nouvelle configuration, il évoque les bandes armées s'en prenant aux civils, le Kamikaze qui donne la mort à ceux qui ne la veulent pas et enfin la technicisation qui projette la mort de façon dissymétrique. Ainsi le terme d'"intervention" se substitue à celui de guerre. Il n'est plus alors question de victoires ou de défaites mais de degré d'efficacité et de réussite. Le continuum de la guerre avec la sécurité humaine est évoqué en citant les mots de Foucault "toute sécurité est une bio-politique". Il faut alors distinguer les "risques" de la "menace" ou du "danger". Il y a donc un glissement du militaire vers le civil, de l'ennemi vers le criminel de l'extérieur vers l'intérieur. Dès lors on assiste à un système de sécurité qui est un principe de régulation interne et continu des états de violence.

Un aspect devenu primordial dans cette évolution est la présence de l'image. Les états de violence font apparaître deux modalités temporelles qui les caractérisent: "l'instant pur" et la "durée morne". En opposition au récit épique. Ainsi les états de violence sont illustrés par l'image de la souffrance. Mais l'image sidère l'intelligence analytique et décourage d'avance toute entreprise de justification.

Un essai remarquable donc, nourri de nombreuses références bibliographiques qui se penche enfin sur une question philosophique ayant évoluée ces dernières années avec la fin des guerres majeures.

Il faut supprimer l'armée française
Essai

Dans cet essai, Pierre Marie Guillon explique pourquoi il faut supprimer l'armée française. En fait "suppression" est sans doute un peu fort puisque ce serait plus une réduction drastique pour qu'elle n'est plus que la dimension d'une toute petite force de type GIGN. Les raisons qui le porte à proposer une telle mesure sont les suivantes:

  • Notre position de dissuation du faible au fort est inutile et surtout dangereuse; il faut donc supprimer la bombe nucléaire
  • L'europe est en paix et nous n'aurions de toute façon pas les moyens d'affronter une grande puissance
  • Afin de peser encore sur la scène internationnale, il faut que la france se développe économiquement, les ressources d'un meilleur développement seraient disponibles dans les dispendieux budgets de la défense

Pierre Marie Guillon explique que les obstacles à cette petite révolution sont uniquement psychologiques. La France entretiendrait un rapport trop affectif avec son armée, au point de ne pas pouvoir imaginer vivre sans elle.

Mon Avis:La position de l'auteur est critiquable à plus d'un titre, d'abord même s'il développe par une discussion des différents cas la dissuasion française, il ne semble pas avoir bien compris le principe de la dissuasion, arme politique. D'autres incohérences parsèment le discours, mais pour critiquer le fond de la pensée de l'auteur, je cède la place à Olivier Kempf, du blog EGEA:

Il s'agit d'un anti-militarisme qui n'est pas révolutionnaire, mais qui est inclus dans le système. En ce sens, malgré l'appel final à ce que « la vraie gauche » se saisisse du sujet, l'auteur est représentatif du conformisme ambiant (n'est-il d'ailleurs pas sciences-po, gérant financier, journaliste). C'est le nouvel anti-militarisme conservateur, pragmatique, économe. C'est la nouvelle idée reçue de Bouvard et Pécuchet : il n'y a plus la guerre comme avant, il n'y a donc plus besoin de l'armée comme avant, d'ailleurs la conflictualité moderne est économique et il faut faire des économies. On croit entendre ceux qui vous expliquent comment « rationaliser », terme signifiant dans toutes les organisations, publiques ou privées, le moyen de couper dans les effectifs et les budgets. L'auteur ne pense donc pas à contre-courant, quoi qu'il le prétende : il est représentatif de cette nouvelle génération de « responsables » et ne fait qu'émettre le discours dominant de demain.

En bref une thèse qu'il peut être utile de lire pour travailler son sens critique. Pour ceux qui voudraient approfondir la vision de l'auteur, voici un lien sur le blog EGEA où il est interviewé.

Après la démocratie
Essai

Dans cet essai, Emmanuel Todd dresse un portrait politique de la France. Comme à son habitude, il utilise des outils qui lui sont chers: analyse des structures familiales (comme dans après l'Europe) et des statistiques de vote. De là des constats sur la société française qui lui permettent d'expliquer une aberration de la séquence politique française: ce qu'il qualifie de «moment Sarkozy». En effet Selon Todd, 5 traits qui caractérisent Sarkozy se reflète dans la société française:

  • incohérence de la pensée qui vient en miroir du vide idéologique et religieux de notre pays
  • médiocrité intellectuelle qui renvoie à la stagnation éducative dans laquelle la France serait rentrée récemment
  • agressivité qui peut conduire à la désignation de boucs émissaires
  • amour de l'argent qui empêche de prendre en compte les problématiques du libre échange, de l'appauvrissement et la montée des inégalités
  • instabilité affective et familiale qui reflète l'évolution des valeurs familiales

Dans son essai Emmanuel Todd prétend que la démocratie n'est pas à son mieux dans le monde et notamment en France: il décrit un glissement vers l'oligarchie. Surtout, le problème est dans la fin des idéologies: les idées circulent aujourd'hui horizontalement dans une classe homogène, comme les socialistes passants dans le gouvernement de Sarkozy, et comme, en 1988, Franz Olivier Giebert du Nouvel Observateur au Figaro. Dans le domaine économique, Emmanuel Todd qualifie la défense du libre échange comme une «véritable foi du charbonnier»

La classe politique en prend donc pour son grade:«La grande faiblesse de la démocratie de manipulation, c'est donc qu'elle sélectionne des dirigeants très habiles pour ce qui concerne la gestion du corps électoral, mais radicalement incompétent en politique étrangère»

Une redistribution des classes. Un prolétariat de diplômés voyant son pouvoir d'achat diminuer (il cite la baisse de salaire des fonctionnaires de catégorie A, comme un indicateur). L'émergence des « bobos » est ainsi un phénomène collatéral de ce déclassement. A l'opposé, une micro classe d'hyper riche apparaît. Ses caractéristiques : un refus de l'effort fiscal, une absence de philanthropie, et plus généralement un vide métaphysique, ils cultiveraient une véritable « éthique de la non redistribution ». Des différences anthropologiques subsistent entre pays malgré un niveau de vie proche (comme le suggère les différence de natalité entre Japon, EU, F ...) Ainsi pour Todd dans le domaine qu'il qualifie "conscient", de la vie sociale, l'économie, la masse est lucide et l'élite est aveugle.

Extraits : "Alors que dans un premier temps l'alphabétisation de la masse, par la généralisation de l'instruction primaire, avait homogénéisé la société, la poussée culturelle de l'après guerre puis son blocage vers 1995 ont séparé les éduqués supérieurs du gros de la population, créant une structure stratifiée au sein de laquelle les couches superposées ne communiquent plus. L'implosion des idéologies religieuses et politique qui a accompagné ce processus a achevé de fragmenter la société : chaque métier, chaque ville, chaque individu tend à devenir une bulle isolée, confinée dans ses problèmes ses plaisirs et ses souffrances. L'establishment politique-médiatique n'est qu'un groupe autiste parmi les autres, ni meilleur ni pire, simplement plus visible. Il est insupportable parce que semblable à la noblesse de 1789, il ne justifie plus ses privilèges par un service rendu à la nation."

Conclusion: le salut est dans un grand protectionnisme européen. Pour cela il est nécessaire de convaincre l'Allemagne.

Quelle Défense pour la France
Essai

André Yché, ancien pilote de transport de l'armée de l'air, devenu contrôleur général des armées et directeur adjoint du cabinet d'Alain Richard alors ministre de la défense, nous livre ce mois-ci aux éditions Economica un essai sur sa vision de la Défense française. A l'heure de la révision du livre blanc de 2008, des élections présidentielles et dans un contexte de crises, ce questionnement est bienvenu, et André Yché délivre un message résolument novateur.

Une défense continentale inadaptée

L'essai débute d'abord par une analyse historique sur la défense, et, question connexe sur la nature même de l'esprit de défense. André Yché estime que la caractéristique essentielle de l'esprit de dépense en France est la manière avec laquelle elle est ancrée dans la défense du territoire au détriment de l'espace ultra-marin. Cette prépondérance du "pré carré" structure les forces et les priorités des dirigeants. Acadie, Canada -abandonné aux Anglais au 18e siècle, puis plus récemment la Françafrique, démontreraient que la France, pays d'immigration et non d'émigration comme l'Angleterre et l'Irlande place la maîtrise du territoire métropolitain au centre des préoccupations des Français.

Ainsi la France n'a eut de cesse de se désengager outre-mer. L'outil de défense a donc été structuré par ce mouvement, l'armée Française étant essentiellement continentale. La guerre froide et l'idée d'un conflit en Europe a exacerbé cette tendance. Pour l'ancien pilote, l'arme stratégique a été négligée au profit de l'arme nucléaire, arme de "non emploi".

La fin du monde bipolaire et la RMA

André Yché analyse alors ces vingt dernières années qu'il qualifie d'"ère des ruptures". La première d'entre elle est bien sûr la fin du monde bipolaire, et l'unification de l'espace stratégique européen. La seconde est l'arrivée massive des technologies de l'information dans les systèmes de défense qui est selon l'auteur à l'origine de la "Révolution dans les Affaires Militaires"[1]. Au rang des ruptures sociaux-culturelles, André Yché analyse la modification de la démographie mondiale, et l'émergence du "soft power".

Des propositions

L'auteur nous décrit dans le dernier chapitre de son ouvrage ses propositions. Il s'agit pour lui de mener deux actions liées: sanctuarisation du territoire national et politique de puissance. Il propose également de mener celles-ci à l'aide de stratégies indirectes et de"soft power". Reprenant les exemples de l'histoire, il propose ainsi de renouer avec les "alliances de revers" , contrebalancer l'Allemagne en se rapprochant de la Turquie et de la Russie. Enfin il propose d'utiliser nos liens historiques et le poids des musulmans en France pour nouer des relatons privilégiées avec le monde musulman: principalement notre sphère de rayonnement historique Maghreb et Afrique.

Ensuite, André Yché passe en revue les armes de non emploi: armes nucléaires et projections de forces. Les premières ont vécu selon lui, et, à l'horizon d'un demi siècle, risquent d'être frappées d'obsolescence. Un volet anti-missile, placé sous l'égide de l'OTAN lui apparaît important. La projection de force ne sera plus employée selon lui, l'engagement de troupes au sol devenant de plus en pus difficilement justifiable auprès des opinons publiques. La projection de puissance deviendrait donc le mode d'action privilégié. L'auteur propose de réduire les emprises de l'armée de terre et de regrouper aéronavale et armée de l'air sur une demi douzaine de bases aériennes. Mas aussi de supprimer toutes les structures territoriales de la défense.

Pour que cet outil soit efficace, il faudrait acquérir une capacité de suppression des défense aériennes ennemies (SEAD). Puisque l'outil passerait d'un format quantitatif à un format qualitatif apte à frapper brièvement et décisivement, il serait nécessaire d'intégrer des sous traitant dans un modèle d'entreprise élargie. Aussi, il est nécessaire et urgent d'encadrer réglementairement les sociétés militaires privées, qui pourront constituer la variable d'ajustement d'une armée tournée vers la projection de puissance.

Enfin, André Yché propose de construire une "coopération renforcée" avec le Royaume Unis. Nous avons en effet des formats d'armées, des problématiques et des aspirations proches. Ce partenariat pourrait aller jusqu'au partage d'une dissuasion nucléaire, éventuellement extensible à d'autres pays européens.

Une démarche à saluer

L'essai d'André Yché, relativement court, nourri de nombreuses références historiques et d'exemples contemporains est très agréable à lire. Plaçant l'esprit de défense au coeur de la cohésion nationale, André Yché parvient cependant difficilement a proposer des solutions au désamour d'un peuple pour ses forces armées, il faudra bien alors (André Yché cite Pascal Venesson) se résoudre à ces "guerres sans le peuple".

La prépondérance de la projection de puissance, sur la projection de force pourra faire débat, mais au moins, le point de vue de l'auteur est argumenté. Il est cependant surprenant, surtout de la part d'un ancien pilote de transport, de lire que le nombre d'A400M devrait répondre au besoin en terme de mobilité. Dans le cadre d'une projection de puissance, 40 A400M et leur capacité résolument stratégique paraissent superflus, et dans un contexte contraint cette enveloppe budgétaire pourrait être utilement redéployée.

Mais finalement, cet ouvrage, dans un contexte de crise, au moment de la réactualisation du livre blanc et à quelques mois d'une élection présidentielle apparaît comme une démarche absolument nécessaire.

Il apparaît que le temps des décisions courageuses, lucides et novatrices est arrivé. L'ouvrage d'André Yché, dont la lecture est très hautement recommandée, apporte une belle pierre à ce difficile projet.

Deus Ex 3: Human Revolution
Tentative de suite d'un monument du Jeux vidéo

Le jeux vidéo est un Art. Et cet Art a ses monuments et chefs-d'oeuvres. Deus Ex, le premier du nom sorti en 2000 était un de ces chefs d'oeuvre. La suite Deus Ex 2, Invisible War était un petit peu décevante. Le troisième opus sorti en 2011 renoue clairement avec les origines: ambiance prenante, gameplay aux petits oignions. Du coup j'ai vraiment accroché sur ce jeu, qui est LE jeux de 2011 pour moi. Quelques extensions sont prévues, dont une que j'ai téléchargé et à laquelle je n'ai pas trop pu me consacré (elle a cependant l'air d'être un peu trop répétitive par rapport au jeu précédent).

Mylo Xiloto
CD de l'année 2011?

Faute de sortie du nouvel album de U2, les fans de Brian Eno se jetteront sur le dernier Album de Coldpay. Coldplay se "U2ise" de plus en plus, sans arriver au niveau du maître cela dit. Cet Album comporte quelques morceaux surpuissants (Paradise, Charlie Brown), des morceaux très bons (Hurts like Heaven, Princess of China), toutefois d'autres sont lassants et globalement il n'y a pas beaucoup de morceaux sur l'album. Reste qu'avec une année 2011 tristounette niveau musique, Mylo Xyloto est pour moi le meilleur album de l'année.

Le Cygne Noir
Essai

"Un cygne noir est un événement hautement improbable doté de 3 caractéristiques principales : Il est imprévisible, engendre des conséquences majeures et une explication a posteriori est toujours donnée afin de rendre celui-ci plus rationnel, lui conférant ainsi une apparente et sécurisante prévisibilité. Le succès phénoménal de la start-up Google a été un cygne noir de même que le furent les attentats du 11 septembre 2001, la bataille de Waterloo ou la naissance du Christianisme " Ces mots sont ceux de Nassim Nicolas Taleb, dont la lecture du livre est recommandée. La théorie qui est brossée ici, notre perception erronée de l'univers qui nous entoure basée principalement sur l'observation, est tout à fait pertinente. Le livre comporte quelques longueurs, car enfin je pense qu'il n'est pas nécessaire de l'exposer sur 500 pages pour la faire comprendre, mais finalement, c'est écrit de manière assez simple avec de nombreuses anecdotes et références littéraires. Une démonstration qui me plaît, pour illustrer le biais de perception dont nous sommes victime est celle du problème de Diagoras. Cicéron rapporte qu'on montra à un certain Diagoras des tablettes peintes représentant des dévots qui avait prié et survécu à un naufrage qui leur était arrivé ensuite. Diagoras demanda alors "Où sont les portraits de ceux qui avait prié et qui sont mort ?". Ce que j'apprécie dans ce livre, c'est la façon qu'à Taleb de nous montrer comment l'absolument improbable arrive et comment nous n'y sommes absolument pas préparé mentalement. C'est la force de ce livre, de ne pas nous parler d'Einstein ou d'un autre génie mais de tous ceux qui ont échoués et dont on ne parle pas, de nous expliquer que faute de pouvoir prévoir les Cygnes Noirs, on peut tenter de maximiser son exposition aux événements improbables qui auraient un effet positif pour nous et fuir ceux dont les conséquences seraient désastreuses.

Raiponce
Film d'animation 3D des studios Walt Disney

Ce Disney est un chef d’œuvre, qui nous renvoie quasiment au niveau d'un Mulan. La réalisation (en image de synthèse) est remarquable: les personnages sont expressif et le travail sur les cheveux est excellent. Les deux héros sont très attachant et communique une émotion réelle. Les paysages et scènes du film sont magnifiques. L'intrigue ne souffre aucune longueur et, même si le film se termine bien, ne livre pas une leçon de vie trop caricaturale ... Bref une réussite qui mérite de figurer dans toutes les filmothèques.

La princesse et la grenouille
Film d'animation classique des studios Walt Disney

Il est plaisant de voir que Disney à choisi un retour aux sources (le dessin à la main) pour cette histoire. La trame est classique mais le contexte, la nouvelle Orléans des année 30 sur fond de Jazz et Vaudou apporte une note d'originalité. La réalisation est très soignée, les couleurs sont très belles et la bande son remarquable. L'intrigue et l'issue sont cependant fortement marquée par un classique de la philosophie manichéenne travailler pour réussir le triomphe du bien sur le mal, qui viendra à la manière des Incredible, barber les parents les plus incisif intellectuellement.

Starcraft 2
RTS monumental

La suite de Starcraft, RTS mythique ! Blizzard a mis le temps, comme d'habitude pour sortir la suite, et le résultat est à la hauteur de l'attente. Ce jeux est le meilleur jeux de 2010, tout simplement. La campagne solo est excellente, les cinématiques sont à tomber comme d'habitude, le gameplay parfait. Le jeux multijoueur est également excellent, dur dur pour le débutant, mais plus on joue et plus on apprécie de maîtriser les races. En multijoueur le jeu est certes un peu bourrin (on tombe parfois sur des "psychos" qui s'excitent mécaniquement sur leur clavier en produisant hyper vite des unités ou bien contre des joueurs qui nous font des coups bas...) mais pour autant on a aussi parfois de grands plaisirs d'anticiper la stratégie de l'adversaire et de le contrer avec classe... bref, un jeu qui peut être intelligent et extrêmement distrayant surtout à plusieurs.

Inception - de Christopher Nolan
Film SF majeur

Inception est le genre de film que le buzz et les critiques précèdent. Quand on va le voir il est difficile comme un Avatar, ou un Matrix de se dire que l'on va le voir comme n'importe quel film. Et effectivement, le film est à la hauteur du bruit qu'il provoque. On peut ne pas accrocher au concept: celui d'accepter d'être mener par le bout du nez par le réalisateur qui se réserve le droit de mettre en scène autant de rêves qu'il le veut (et y compris de rêve dans le rêve). Reste que ce film de science fiction est parfaitement réalisé. Les effets spéciaux sont bluffants, les acteurs jouent juste et le rythme nous transporte jusqu'au dénouement final sans longueur. Je n'avais pas vu de concept aussi rafraichissant en science fiction depuis Matrix. Ce film est un chef d'½uvre à ne pas manquer.

Wired Tour 2010
Magazine avant gardiste.

Que peut-on retenir de la saison 2010 de Wired ? Le cru 2010 a été plutôt avare en grande épopées de hackers, et autres success story technomaniaque. Au mois d'avril certes, on a eut droit à un bel article: "The Art of steal" nous révèle l'incroyable histoire de Gerald Blanchar, voleur de génie touche à tout. Le deuxième beau morceau, digne d'un roman d'espionnage se trouve dans l'édition de février, avec "hide and Seek". L'histoire d'un sous officier de l'armée américaine qui tenta de vendre des documents classifiés en "cryptant" le lieu où il se trouvait, et comment les enquêteurs les ont finalement retrouvés. Mais au delà de toutes ces histoires qui font aussi l'attrait du magazine, Wired brosse aussi les grosses tendances des années à venir.

A retenir aussi, dans une moindre mesure et en vrac:

  • La révolution industrielle: un retour vers l'utilisateur final (imprimante 3D, site d'usinage...)
  • Un nouveau carburant nucléaire prometteur
  • La réussite de Paypal et le futur de l'argent électronique (le lien vers l'article en pdf issu du site wired.com)
  • L'utilisation de la méthode google pour curer des maladies (la force brute du calcul)
  • L'escalade entre le gouvernement américain et les fabricants d'IED
  • La mort du web sous forme de pages au profit d'applications
  • L'essor des voitures électriques
  • L'essor des tablettes électroniques (le lien vers l'article en pdf issu du site wired.com)

Pour la mort du web, voici une illustration issue de wired:

Le numéro d'avril 2011 revient d'ailleurs sur le thème précédent avec; pour illustrer les différentes manière de monter une firme high tech dans son garage:


Two Door Cinema - Tourist History
Album rock-pop.

Un groupe qui m'était totalement inconnu mais qui est une belle surprise! Si tous les groupes ne peuvent avoir la puissance esthétique d'un U2 ou d'un Coldplay, j'apprécie les morceaux mélodiques et entraînant. Tourist Histoy est un album aux sonorités électro pop variées; de "This is the life" à "Something Good Can Work" on est ravi d'écouter une gamme de morceaux du rock pur à la pop aux accents caraïbesque mais toujours avec des lignes de basses bien percutantes et groovy. La force de ce groupe est sa variété, mais aussi sa constance pour nous proposer des morceaux toujours entraînants. Vous voulez être convaincus? Écoutez "What you Know"; une très bonne découverte.


Rob Costlow - Woods of Chaos
CD New-Age au piano.

Après les mélodies au piano envoûtantes et mélancoliques de David Lanz, il est difficile de trouver des interprètes de piano moderne à se mettre sous la dent. C'est un peu par hasard que j'ai découvert Rob Costlow et cet album répond à mes attentes: des mélodies au piano très belles et modernes.

ma note:

Mon Printemps du Cinéma
Les films de ma selection...

Je vais rarement au cinéma depuis que j'ai un home-cinéma. Ce printemps cependant, j'ai eut l'occasion - et l'envie, d'y aller quelques fois. Comme j'ai beaucoup aimé les Noces funèbres et Charlie et la chocolaterie, j'ai commencé par Alice au pays des merveilles. C'est un film léger à l'histoire bien connue et "Burtonnisé" de manière assez prévisible. Un bon moment, mais il faut aimer Alice. Du rêve de Lewis Caroll à la noirceur de Martin Scorcese: j'ai regardé le lendemain Shutter Island. Le film est un bon thriller, possédant une ambiance travaillée et pesante. Malheureusement même si la fin est sensée être géniale de par son originalité et son ouverture, elle me laise un peu sur ma faim; je n'aime pas quand un réalisateur me fait complètement tourner en bourrique. Il fallait donc pour balayer les images dures d'un Shutter Island, terminer par une petite comédie un poil romantique, et invraisemblablement, ce jour là, la parfaite comédie était un film français: l'Arnacoeur. J'ai beaucoup aimé ce film. Si je devais n'en conseiller qu'un ce serait celui là. C'est bien joué, il n'y pas de longueur et il est agréable de voir un film français aussi bien réalisé. Bref, je retiendrais l'Arnacoeur pour ce printemps du cinéma 2010!


Au delà des nuages
BD Aéronautique

Cette BD est une excellente surprise. Achetée en la feuilletant rapidement elle s'avère être un très bon choix. Le graphisme est beau, et l'intrigue est cohérente et très bien documentée: c'est un pilote qui raconte, on le sent. Bref, elle permet de passer un bon moment mélé de detente et d'émotions.

ma note:


GTA IV
Jeux Vidéo Mythique

Il n'y a pas des masses de jeu qui ont réussi à traverser les années et renaître à chaque fois en se bonifiant. C'est plutôt en général le contraire. Avec GTA 4, la dernière version fixe à chaque fois une nouvelle référence du jeu vidéo. Je jouais déjà au jeu original quand j'étais en prépa (c'est dire si ça fait longtemps :). Le dernier opus est donc mieux que les précédents. L'univers de la ville est magnifiquement modélisé, le jeu offre une liberté incroyable, et les passants, conducteurs et autres personnages offrent une expérience de jeu inédite: un environnement réaliste.

Quelle critique peut on émettre alors contre un tel jeu, comment pourront-il améliorer le jeu pour GTA 5? En permettant d'avoir plus de voiture différente à la fois car on voit bien qu'en fonction des zones circulent 5 ou 6 types de voiture différent seulement, c'est une limite technologique qui sera levée avec l'évolution de la quantité de mémoire. Ensuite des petites incohérences du genre on perd toutes ses armes quand on se fait arrêter mais si on meurt avant de se faire arrêter on perd que du fric. Bon voilà, j'ai vraiment chippoté, le jeux est excellent.

ma note:

Waking Up - OneRepublic
Album Pop-Rock.

Qu'est ce que l'on peut écouter en ce début d'année 2010? OneRepublic. Leur dernier album est assez plaisant à écouter, et possède certains hit comme All The Right Moves ou Good Life, mais franchement aucun morceaux n'est désagréable à écouter, bien au contraire ce qui est rarissime.

La musique de OneRepublic possède des orchestrations réussies avec des instruments à cordes, et parfois des sons samplés et électroniques, avec globalement un bon son rock qui reste mélodique.

ma note:

Avatar
Film de Science-Fiction.

C'est l'équivalent de Titanic il y a quinze ans, donc forcément ça attire la curiosité. Je suis donc allé voir le film de James Cameron, mais (mal)heureusement pas en 3D (séances archi-complètes, un mois après la sortie!).

Le film est à la hauteur du buzz qu'il produit: grandiose. Il se trouve que j'adore le genre auquel le film appartient, la science-fiction, et on se retrouve ici avec tous les ingrédients aptes à contenter un fan. Les paysages sont splendides, le tech-design cohérent et l'intrigue ne laisse pas le spectateur s'ennuyer un instant. On ne pourra s'empêcher de retrouver du Miyazaki dans ce film: le playdoyer pour la nature, les montagnes aériennes... Techniquement, les "extra-terrestres" sont parfaitement bien animés et intégrés: il y a du grand art dans les images de synthèses produites pour le film.

Puisqu'il faut parler de l'intrigue, celle-ci reste assez classique, mais dans le bon sens du terme. Certes les personnages ont peu d'épaisseur et tout cela reste assez linéaire; pourtant, à moins de ne jurer que par des films roumains filmés au travers d'une passoire, on se laissera porter par l'histoire avec plaisir; les plus sensibles (dont je suis) en auront même la larme à l'oeil...

Avatar est donc un film incontournable, pas forcément parce qu'il représente un saut qualitatif inédit en terme de technique mais parce que c'est un excellent film, tout simplement.

ma note:

Stardust
Film fantastique, fantastique.

Ma petite Liselen dormant un peu plus la nuit, je peux de nouveau écluser les nombreux DVD que j'avais achetés il y a quelques temps. J'ai donc pu profiter de Stardust sur mon Home cinema, je précise car les conditions de visionage ont aussi leur importance, surtout pour les film à spectacle.

Stardust est un concentré de réussite pour un film fantastique: réalisation, acteurs, scénario. J'ai adoré la poésie et l'humour qui sont la particularité du film. Le coup de coeur SF de l'année pour moi !

ma note:

Mattéo - JP Gibrat
Bande bien dessinée.

Il n'y a pas beaucoup de bande dessinées dans mon log book, pourtant j'en lis beaucoup. Seule les meilleures figurent donc ici et cette BD de Gibrat le mérite tout particullièrement. D'abord il y a le dessin caractéristique de l'auteur, où les femmes sont extrêmement fraiches et belles. Ensuite, un scénario qui tourne autour de l'amour, toujours, et des textes particulièrement incisifs, eut égard au décor choisi pour cette série: la france pendant la guerre de 14-18.

"Le problème avec le verbe aimer, c'est la conjugaison."

Je ne rentrerai pas dans les détails, je dirais tout simplement que cette BD est une des plus belles que j'ai eut l'occasion de lire; en attendant avec impatience la suite ...

ma note:

Le rendez-vous des civilisation - Youssef Courbage et Emmanuel Todd
Grille de lecture démographique.

Encore un essai à connotation démographique d'Emmanuel Todd ! Cette fois si c'est un ouvrage collectif et j'ai décidé de le mettre en parallèle des récents évenements en Iran... Pour mémoire ce monsieur avait prévu l'effondrement de l'URSS 15 ans avant en analysant ses données démographiques. Et c'est là toute la beauté de cette science qu'est la démographie, qui s'interesse à ces données essentielles qui transforme inéxorablement nos sociétés; et, plus que l'économie ou la géopolitique traduisent les profonds changement de demain.

Pour rajouter à son palmares de visions prospectives, le présent livre veut prendre le contre pied du choc des civilisationsprédit par Samuel Huntington et sur lequel toute la pensée neo-conservatiste s'appuie. Ce livre au contraire d'opposer les pays sur des critères politques ou religieux dresse au contraire le tableau des convergences d'un monde avançant vers le progrès et la démocratie. Ce mouvement, nous disent les auteurs est également applicables à de nombreux état voyous; et l'Iran représente justement un très bon élève de cette tendance. Ainsi l'auteur prédit que cette marche inexorable vers la modernisation entrainera des révolutions (comme elle l'a fait plus tôt en Europe ou ailleurs).

L'actualité a montré que l'Iran, collait très bien à ce modèle: loin de l'image rétrograde de pays musulman traditionaliste, l'iran porte au contraire une modernité certaine et une soif de changement. Changement qui appellera certainement un forme de révolution contre le pouvoir en place...


Ponyo sur la Falaise
Film d'animation de Myasaki

Si vous avez parcouru la section japanimation de mon site, vous savez que je suis un grand fan de Hayao Miyasaki, emblématique fondateur et réalisateur des studios Ghibli. La sortie de chacun de ses film est un évènement (tous les quatres ans en moyenne!) et après le Chateau ambulant, j'attendais beaucoup Ponyo sur la Falaise!

Pour ce film, le réalisateur à décidé de s'inscrire complètement à contre courant des films animation actuels: revenir au tout dessiné à la main. Le résultat est vraiment réussi, et la réalisation est vraiment superbe, avec des effets et rendus superbes qui n'ont rien à envier à l'ordinateur. En ce qui concerne le fond, le film est proche de l'histoire de la petite sirène. Les personnages sont attachants et le film possède plusieurs niveaux de lectures; le tout donne un film à la fois poétique et émouvant. Un bon Myasaki !

ma note:

The Invitation - Thirteen Senses
Album indie anglais.

Thirtees Senses n'est pas un nouveau groupe pop/rock indé anglais. Leur premier album sorti en 2004 n'a pas fait beaucoup de bruit en France, et si vous n'avez pas vu le générique de fin du film Les Chevaliers du Ciel (assez nanaresque par ailleurs) vous êtes certainement passé complètement à coté. J'ai découvert l'album principalement grace à Deezer, et je dois dire que je ne suis pas déçu. Cet album est à classer dans la catégorie "Must have" vu que tout est de bon à excellent du début à la fin: les morceaux sont mélodiques à souhait, la voix du chanteur est envoûtante, bref que du bon.

Le seul problème pour écouter cet album est de réussir à le trouver. Pendant que les députés et les major se demandaient pourquoi les gens n'achetaient plus de musique, j'ai chercher à commander l'album: rupture partout; le télécharger en ligne sur les sites payants: inconnu au bataillon; puis, de guerre lasse je l'ai téléchargé sauvagement. Pris de remords et, -pour vous montrer à quel point je considère cet album comme un must have dans ma CDthèque, j'ai réussi à le trouver en import au USA... pas cher du tout d'ailleurs.

ma note:

The Economist
Hebdo anglais

Dans ce numéro de the Economist les articles à connotation défense on retenu mon attention. On y apprend d'abord la marche arrière de l'administration Obama sur le bouclier anti-missile. The Economist s'étonne d'ailleurs des pprotestations russes quand à celui-ci, argant du fait que de tels missiles ne menaceraient pas la Russie qui détient un grand nombre d'ogives prêtent à frapper n'importe quel point de la planète; c'est une erreur d'analyse car la defense anti-missile introduirait quand même dans l'absolu un profond changement dans le concept de dissuation...)

Enfin, l'article sur l'état de l'armée anglaise est aussi intéressant. The Economist dépeint une armée en crise, qui souffre d'une pénurie de personnel, de moyens et d'un infléchissement de ses convictions. A l'image de l'armée française dont le format est similaire, c'est surtout une crise d'identité de cette armée qui doit co-exister avec l'armée américaine. Finalement, les moyens sont similaires dans toutes les armées de seconde zone (hors US...). La guerre en Afghanistant reste cependant le théatre majeur pour l'armée anglaise, théatre pour lequel elle concentre tous ses efforts. La crise que rencontre l'armée anglaise est également une crise doctrinale et politque. La question de l'adequation entre volonté d'être un acteur global de la securité et l'état des forces armées se pose ici complétement. "We are acting as if Afghanistan is just an aberration. We are in huge danger of preparing for the wrong war" (paroles d'un général anglais).



Wired January 2009
Magazine geek américain

Petit retour sur le Wired du mois de Janvier. Celui ci renferme en effet des articles intéressants. D'abord un article sur un hacker, Max butler, qui fait un putch dans la communauté des numéros de cartes de crédits. Bien sûr l'histoire de ce petit malin qui avait déjà fait un tour en prison pour avoir infiltré la plupart des systèmes sensibles des USA se termine mal pour lui, encore une fois par la case prison. Cette histoire bien racontée et passionnante illustre bien le genre de récits geeko-épiques que l'on aime lire dans ce magazine.

Le dossier de la couverture est aussi une saine lecture même si rien de vraiment sensationnel n'est révélé. C'est davantage une évolution dans la reflexion sur le cancer qui est développée ici, et on se rallie volontier aux arguments, à savoir qu'il coûte moins cher et est plus efficace de détecter tôt un cancer, plutôt que d'avoir à le curer par la suite. De mémoire j'avais lu que la France était d'ailleurs bien en avance pour ces catégories de maladies: à savoir celles dont on peut éviter la mort en les prenant le plus tôt possible en compte. En tout cas c'est certainement une histoire de système de santé (préférer traiter que ceux qui peuvent payer leur traitement que détecter chez tout le monde).

Enfin pour rêver un peu, il y a un article sur un l'"avion utlime": un petit avion aussi simple qu'une voiture à piloter et facilement transportable. Par ici pour voir à quoi il ressemble.


No Line On The Hortizon - U2
Album stratosphérique

Chaque nouvel album de U2 est un événement et ce groupe restera dans l'histoire du rock comme le plus grand groupe de tous les temps. Leur dernier album décline encore à l'envi le style caractéristique du groupe. On ne peux pas vraiment dire que celui ci soit un virage comme Zooeuropa ou Pop; mais il s'inscrit dans la lignée des deux derniers albums, avec un petit soupçon d'originalité par ci, par là. Un morceaux sort clairment du lot: Magnificient qui renvoie aux compositions épiques dans la trempe de Pride. Le reste est de bonne tenue quoique globalement pas aussi régulier que sur How To Dismantle An Atomic Bomb. J'ai le sentiment que cet album cache un gros travail dont nous ne recueillons qu'une infime partie, et j'ai hâte de découvrir les B-side qui entourent un album assez "sidéral".

ma note:

La Crise - Paul Jorion
La crise, par un de ses prophètes

J'ai déjà expliqué dans la partie blong de ce site tout le bien que je pensais de Paul Jorion. Déjà, il avait prévu la crise économique que nous traversons, ce qui mérite l'attention. Ensuite, ce monsieurs est également anthropologue, ce qui lui offre une perspective transverse toujours très intéressante. Enfin, celui-ci au travers de son site, et de ces livres est un excellent pédagogue.

Ce livre qui prend la suite d'autres ouvrages qui prévoyaient la crise que nous traversons porte plus particulièrement sur l'été 2008. Le livre est un petit peu fourre-tout et traite de la situation économiqe des Etats-Unis aux rémunérations des traders. La fin du livre est de loin la plus interressante puisqu'elle aborde les questions de fond soulevées par la crise. Je ne puis lister toutes les idées passionnates développées dans ce livre, mais me permet de citer quelques passages:

  • "La stabilité des marchés dépend donc de manière crucuiale de la compréhension médiocre de ses mécanismes par la grande majorité de ses intervenants."
  • "Qu'on retire donc aux banques centrales le droit de manipuler les taux d'intérêt, et il en découlera une conséquence mirobolante:une question qui relève de l'économie, comme les taux d'intérêts, sera à nouveau régleé par l'économie."
  • "... parmi les institutions humaines, l'économie est une exception anachronique dans la mesure où son mécanisme - celui du système, aujourd'hui quasi hégémonqiue, du capitalisme - existe sous la forme primitive, brute, de la nature non surpassée par l'homme, à savoir celle de la sélection par la concurrence absolue des espèces comme des individus, et de leur tri par élimination des plus faibles."

ma note:


MGMT
Album pop à la pochette tribale

Bon je ne connaissais rien à ce groupe qui semble sorti de nul part, mais je l'ai découvert sur deezer au détour d'une session de smartradio. Apparement d'autres ne m'avaient pas attendu pour les découvrir puisqu'ils faisaient parti d'une selection des nouveeaux talents de 2008 par les Inrockuptibles. Bref, voilà un groupe que l'on peut écouter si on veut découvtrir des mélodies pop agréables et originales.

ma note:

F.E.A.R.
FPS avec des hallucinations morbides dedans

Bon j'avais lu beaucoup de bien de ce FPS, et du coup comme tous mes jeux maintenant, je l'ai acheté en promo avec l'extension. Pour résumer mon opinion sur le jeu: j'hésite à installer l'extension... En fait le jeu repose sur des hallucinations du personnage qui effectivement foute un petit peu peur surtout quand elle font sursauter au détours d'un couloir, mais également sur la possibilité de ralentir le temps pour mieux tuer/échapper à vos enemis. Etant un peu bourrin fdans les phases d'action j'ai très peu utilisé cette possibilité. Mon repproche est également en deuxx points: un: le gamedesign est monotone au possible: toujours les même batimebns/décors; on dirait franchement pas un jeu sorti après Half Life 2. Ensuite le scénario est pas super passionnant. J'ai donc fini le jeu, mais n'en redemande pas, c'est un FPS standard quoi, sans plus.

ma note:

Ode to J. SMITH - Travis
Album rock

Après leurs deux derniers albums et surtout le dernier, j'ai acheté les yeux fermés Ode to J. Smith. L'album est pas mal, d'un bon niveau global sans tuerie comme dans le précédent, mais très plaisant à écouter du début à la fin.

ma note:

L'invention de l'Europe d'Emmanuel Todd
Essai sur l'histoire européenne

J'ai découvert Emmanuel avec son livre "Après l'Empire", un essais sur le déclin de l'empire américain. J'y avais appris qu'Emmanuel Todd avait prédit la chute de l'union soviétique dès 1976 en analysant les statistiques démographiques du pays. Car le monsieur est un démographe et ses analyses présentent ainsi un angle intéressant. Comme j'étais emballé par l'auteur j'ai donc continué de découvrir son oeuvre.

L'invention de l'Europe est un livre qui analyse finement l'évolution des pays européens, avec un filigrane démographique: la strucuture familiale. Emmanuel Todd classe en effet les espaces géographiques européens en fonction de sa strucuture familiale qui peut prendre 4 déclinaisons, suivant deux valeurs: premièrement le rapport entre parent et enfants (libéral ou autoritaire) et deuxièmement les relations entre frères (égalitaire ou non égalitaire). On abouti donc à quatre type de famille:

  • Famille nucléaire absolue: les couples produisent des enfants qui lorsqu'il arrive à l'age adulte fondent des ménages indépendants, mais l'héritage est attribué de manière peu rigoureuse; une partie est fréquement distribuée avant la mort des enfants.
  • Famille nucléaire égalitaire: au contraire de la précédente, les biens des parents sont répartis de manière égale entre les enfants.
  • Famille souche: un seul des fils peut se marier, les autres peuvent rester célibataire dans le groupe domestique d'origine ou s'en aller, pour épouser une héritière, devenir prêtre ou soldat.
  • Famille communautaire: tout le monde vit ensemble...

En passant en revue les événements des quatre dernier siècles (reformes/contre réformes, révolution industrielles, déchristiannisation...), Emmanuel Todd démontre comment les différentes structures familliales réagissent différement . à ces chocs. Finnalement ces différences anthropologiques font de l'uniformisation (telle la construction de l'Europe) un défi.



Homeworld 2
Jeux vidéo - stratégie temps réel spatial

J'avais déjà joué au premier volume. De mémoire le deuxième volet est très proche, que ce soit en terme de gameplay, graphisme ou scénario. TOut cela est d'ailleurs très bien réalisé, et l'ambiance des Homeworld est vraiment particulière et envoutante. Comme le premier, le jeu est très difficile, si difficile que cette fois ci j'ai triché dès a troisième mission en m'adjujant 99999 ressources. Cette manip faites, le jeu devient très plaisant!

Ma côte d'amour:

Red Hot Chili Peppers
double CD

C'est en écoutant une vidéo de Rock Band que j'ai re découvert des morceaux de cet excellent double album. A l'époque de sa sortie j'avais un peu échapper au matraquage sur les radios des single de ce brillant album. Du coup, je l'ai découvert avec plaisir. Dani California et Snow sont excellentes mais d'autres morceaux se laissent très bien écouter également. Un bon raffraichissement pour mon mois d'août 2008!

Ma côte d'amour:

Coldplay - Viva La Vida
CD surpuissant

Coldplay était d'ores et déja un excellent groupe. Un style sidéral très typique et mélodique. Brian Eno, le magicien-producteur des meilleurs album de U2 produit cet album et donne une touche U2iene certaine au groupe. Donc certains regretteront un style qui tire franchement sur du U2 et perd de sa spécificité, d'autres (comme moi) salueront un album génial, avec des morceaux non standards et lyriques. Vu que U2 a annoncé que son prochain album ne sortirai que début 2009, on ne risque pas de beaucoup se tromper en affirmant que ce disque est L'album de l'année 2008, tout simplement.

Ma côte d'amour:

THe Economist June 28TH - JULY 4TH 2008
Donneur de leçon anglais

Ce n'est pas la une de The Economist qui retiendra mon attention: M. Mugabe, ne restant finalement qu'une goutte d'eau dans les eaux turpides de la politique en Afrique. Surtout, ce numéro salue la retraite de Bill Gates. Bon, je suis un fervent défenseur des logiciels et exècre les démarches monopolistiques de Micro$oft. Mais soyons honnête: l'homme à la tête de cette entreprise est fascinant. A des lieues d'un Steve jobs qui possède une personnalité bien moins sympathique et une entreprise (Apple) embrassant encore davantage l'hégémonie et le monopole . Je salue d'abord chez Bill Gates sa geeketude jamais reniée; ensuite comme le dit The Economist Bill Gates a compris très tôt que le modèle économique consistant à séparer hardware et software avait de l'avenir. Enfin c'est un philanthrope qui n'a pas hésité a donner une grande partie de son argent pour de justes causes.
D'habitude les articles sur l'Angleterre m'ennuient profondément (à part ceux qui montrent la décrépitude de leur système de santé ou la dépravation de leur concitoyen avec l'alcool: je reste très chauvin:).Là il y a un article sur la politique étrangère anglaise. C'est vrai que toujours alignés avec les Etats-Unis, il est difficile de définir un politique extérieur anglaise. The Economist explique pourtant que sans muscle (comprendre une armée forte comme les US ou la Chine) il faut avoir de la gueule pour exister sur la scène internationale (un peu comme M. Sarkozy quoi). A lire également, un article sur comment les MMO asiatiques gratuits font de l'argent avec l'essor du micro paiement.


Wired - summer 2008
Magazine d'anticipation américain

Wired prétend dans cette édition nous expliquer pourquoi les théories sont mortes. Selon Chris Anderson, les théories ne sont plus utiles, il suffit maintenant de moudre les données dans la gigantesque puissance de calcul et de stockage mondiale pour obtenir une corrélation qui établi la nouvelle règle . Cet âge du « petabit » repose sur le « cloud-computing », la mise en commun par internet des ordinateurs du monde. Ainsi Chris Anderson site George Box un statisticien qui a déclaré il y a 30 ans « toutes les théories sont fausses, mais certaines sont utiles ». Cette maxime est corrigée aujourd'hui par Google en ces termes« toute les théories sont fausses, et de surcroit vous pouvez réussir sans elles ». Citant la théorie quantique ou des recherches sur l'ADN, l'article propose de montrer comment la force brut des ordinateurs peut surpasser l'intelligence des théoriciens. L'article me laisse finalement assez perplexe, même s'il met en évidence que la puissance informatique pourrait venir à bout de beaucoup de problèmes, en dernier ressort l'ordinateur repose sur l'algèbre de Boole (http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Boole) de toute façon ! On trouve aussi ce mois-ci un article sur le réchauffement climatique et une manière draconienne pour le résoudre: envoyer dans l'atmosphère des particules pour empêcher les rayons du soleil de la réchauffer... Mouhai... je reste peu convaincu, car l'article décrit aussi des effets secondaires pas terrible. En tout cas les géo-ingénieurs croient dur comme fer à leur solution, surtout depuis que l'éruption du Pinatubo leur a permis un essai en grandeur nature. Enfin un article bien geek sur le google Phone: l'Android. L'idée est prometteuse, mais les opérateurs risquent de ne pas vouloir tolérer un nouveau venu aussi doué dans leur marché, car le but d'Android est d'abord et comme toujours, de balancer quelques bonnes vielles google-pub vers l'utilisateur.


The Economist July 12TH-18TH 2008
Newsmagazine

The Economist salur l'initiative française d'union méditérannéenne. Cependant si cette synergie parait prometteuse en théorie, il fadrait selon The Economist, que l'Union ne soit pas qu'une vitrine de la polique extérieure française; une annonce creuse de tout avenir. Et nous, français, savons à qiel point il faut se méfier des annoncrs de M. Sarkozy. L'article qui m'a plu cette semaine c'est celui sur notre fête nationale. L'auteur fait référence à une recherche de Christopher Prendergast de la Cambridge university qui s'intérroge sur cette date du 14 juillet qui a été retenue comme fête nationale, au lieu de date comme le 26/8/1789: déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ou le 10/8/1789: prise des TUileries, et suspenssion de la monarchie. De plus la prise de la bastille ne revêt aucun éclat: la foule pénétra sans opposition après que le Marquis de Launay eut offert de se rendre. LEs assaillants cherchaient simplement des armres; ils ne trouvèrent que sept prisonnier. Ce qui est certain c'est qu'un climat de violence entoure l'évenement où la tête du MArquis fut exhibée enfourchée. Abolie par Napoléon, le 14 juillet ne resurgit qu'en 1880 (avec dans le package, la MArseillaise). A cette époque personne ne propose le début de la république (22/9/1792) par per de légitimer la terreur qui eut lieu alors. Le lien avec l'armée fut créé de toute pièce pour panser les blessures de la défaite contre la Prusse.


The Economist June 21ST-27TH 2008
Newsmagazine

Au dela de l'actualité européenne de la semaine, c'est le dossier spécial qui retient mon attention dans ce numéro. Celui-ci fait le point sur les technologies de l'energie. Si l'explosion d'un marché est souvent la conséquence d'une avancée technologique (1980: ordinateur, 1990: internet, 2000 nanotechnologies), la prochane révolution risque bien d'être celle de l'energie.

Les centrales à charbon représentent le gros de l'offre à venir, pourtant la construction de beaucoup d'entre elles se trouve retardée aux Etats-Unis, et ce pour deux raisons: la montée des préocupations environnementales, et la crainte d'une taxe sur le carbone, rendant cette energie moins rentable. A l'opposée deux energies donnent une bonne visibilité: le solaire et l'éolien. Au fur et à mesure que le côut de l'energie fossile augmente, les énergies renouvellables deviennent de plus en plus intéressantes. Ces enjeux n'ont pas échappés aux entreprises à la pointede l'innovation (tel Google et son CO<). Il est également intéressant de noter que les pays en développement ne sont pas en reste pour les innovations( Comme en Chin et au Brésil). La consommation mondiale d'énergie est de 15OOO GW, il est prévu que ce chiffre double en 2015.

Petit tour des différentes technologies:

  • Eolien En 2008, l'éolien représente 100GW. Si, sur 1/10 d'hectare on met une éolienne, avec 3% de l'électricité produite vendue cela représente 10.000$ par an, à comparer avec 300$/an pour la même parcelle dévouée à du bioethanol. De plus les fermes d'éoliennes ont l'avantage de pouvoir être construites de manère progressive. La technologie a fait un bond en avant, en effet le rendement maximum d'une turbine (d'après Albert Betz) serait de 59,3%. On est aujourd'hui à 50%. Le coût moyen global de l'éolien est aujourd'hui de 0,08$/KWH et continue de diminuer. A titre de comparaison les centrales au charbon ont un coût au KWH de 0,05$. En notant qu'une taxe obligeant l'enfouissement du carbone conduirait à un cout de 0,08$/KWH... Ainsi les défis de l'éolien sont:
    • Diminuer les coûts de production
    • Gérer la charge(notion de smart grid, météorologie)
    • Transport: les gens n'habitent pas souvent à coté
    Ainsi la notion de réseau électrique intélligent parait pertinente: les prochains réseaux utiliseraient du courant continu qui est plus adapté sur de longues distances, ouvrant la perspective a des cables sous marins et enfouis. Ce réseau intélligent introduirait un dialogue entre les utilisateurs et les producteurs pour optimiser la production. Le problème actuel étant les pics de demande, à cause desquels les Etats-Unis pensent que l'éolien ne représentera pas plus de 2% de leur total de producton d'énergie.
  • Enfouissement du carbone est une technologe douteuse et couteuse. Douteuse car demande des conditions géologiques particulières qui ne pourraient pas se rencontrer suffisament pour enfouir tout le carbonne produit aujourd'hui.
  • L'Energie solaire> possède un coût de 0,2 $/KWH. Modulaire comme l'éolien, mais plus cher encore (en baisse cependant). En plus des moyens photovoltaïques, l'energiesolaire peut être directement recueillie de manière thermique: on chauffe de l'eau avec des mirroirs qui concentrent les rayons du soleil, cette eau transformée en vapeur vient alimenter des turbines. Cette technique permet de stocker l'energie la nuit et son coût est de 0,08$/KWH. Pour finir, le solaire est un domaine qui mobilise d'importante recherches, le coût de 0,05$/KWH, symbolique car égal à celui du charbon aurait été atteint par une start up de l'énergie, Sunrgi.
  • Voitures electriques: si l'énergie fournie pour effectuer les premiers 50 kilomètres quotidien d'une voiture venait de l'électricité, la consommation de pétrole serait divisée par deux. L'équivalent d'un litre de pétrole revient à 0,25$. L'energie fournie par une batterie reste la moins polluante (mais quid du retraitment ?) même si cette énergie électrique vient d'une centrale au charbon (ce qui se comprend: rien n'est plus polluant que les milliards d'explosions qui ont lieu dans chaque moteurs "classiques"). L'enjeu: éviter le blackout de 19H00 quand tout le monde rentre chez soit
  • Geothermie
  • Dépendant de l'endroit et couteux.
  • La fusion. Ah la FUsion, fleuron de la recherche française, saint graal vanté partout à Cadarache par le CEA! Et bien la Fusion comme le dit avec humour The Economist: elle était hier pour dans trente ans, demain elle sera encore et toujours pour dans trente ans ...


Robert Sutton - Objectif Zero-Sale-Con
Livre de management du siècle

Ce livre appartient à la catégorie management de l'entreprise. Et en dépit de son titre, tout à fait sérieux: son auteur est un professeur de Stanford, au dessus de tout soupçon. Il est très rare de voir des thématiques tout à fait pertinentes abordées avec autant de franchise et de réalisme. Ce livre lève le voile sur un phénomène auquel tout salarié a été confronté, les « sales cons » au travail. Pourtant, on pourrait croire que c'est un livre humoristique, que neni, comme précisé plus haut, c'est un livre de management, car le sale con coûte cher aux entreprises: arrêt de travail, dépression, peur; le sale con pollue le travail des salariées. Robert Sutton nous propose donc dans ce livre de présenter qui sont les sales cons, quel mal ils font aux entreprises et comment les détecter. Ainsi il est très satisfaisant de voir un écrit sérieux sur des situations qui peuvent nous arriver, et qui ne sont décrites nulle part ailleurs. En effet ce livre introduit pour la première fois dans une communauté humaine le « sale-con » alors qu'ils y sévissent depuis des siècles ! Ce livre est de plus écrit d'un belle façon, faisant intervenir de nombreux exemple et illustrations. Il dépasse même le cadre du « sale con » pour donner au lecteur quelques notions de comportement. J'ai par exemple beaucoup aimé une leçon fondamentale du livre: « la différence entre le comportement d'une personne face aux puissants, et son comportement face aux faibles est la meilleur mesure du caractère humain. » « battez vous comme si vous aviez raison, écoutez comme si vous aviez tort » (Karl Weick) A lire absolument.

Ma côte d'amour:

Wired - June 08
Magazine américain à couverture avant-gardiste

L'article qui retient mon attention, est celui sur le réchauffement climatique et l'environnement, qui entend tordre le coup à certains préjugés. Tour d'horizon:

  • La clim' c'est bien, le chauffage c'est le mal. En effet il est plus économique energétquement d'abaisser la température de 10° que de réchaufer de 10° une pièce.
  • La ville est le système le plus écologique qu'il soit (d'un point de ve efficience energétique toujours)
  • La mode bio c'est le mal ! (Leur point de vue rejoint un article de The Economist qui affirmait la même chose: pourquoi produire bio pour ensuite être peu écologique à cause du transport
  • LA Chine et les pays en dévelloppment sont des gros écolos: car ils artent de rien et peuvent inaugurer des technologies peu pollante, à leur bénéfice mais aussi et surtout à l'export ensuite
  • Les forêts doivent être entretenues pour ne pas relacher du CO2 (au bout de 55 ans un arbre relache plus de CO2 qu'il n'en capture)
  • L'ingénieurie génétique, c'est l'avenir. J'en suis convaincu, encore faut-il qu'elle soit éthique!
  • L'energie nucléaire est propre.
  • Pour le rechaufement climatique mieu vaut acheter une voiture d'occasion: c'est un peu provocateur, mais Wired argumente que le coût en carbonne pour fabriquer la voiture a étéamorti.
  • Le marché du carbone, c'est de lamerde (et là je suis bien d'accord, n'en déplaise aux bobos qui vont acheter leur permis de polluer chez Nature et Découverte).
Au final, rien de révolutionaire, mais cette compilation à le mérite de clarifier certaines idées reçues sur sur l'écologie.


The Economist - July 5TH-11TH 2008
Newsmagazine anglais

The Economist pose un problème très pertinent dans cette édition. Il existe en effet toute sorte de « club » regroupant les pays, ceux si sont vieux, et se disent puissant. J'aime assez cette notion de club, qui décrit un espace plus ou moins fermé, sans aucune représentativité, et dirigé de manière un peu opaque. G8, Fond Monétaire International, l'organisation mondiale du commerce, le Conseil de sécurité de l'ONU, autant d'instances qui illustrent cette notion de cercle fermé voulant exercer un certain pouvoir. Mais comme l'explique The Economist, ces organisations sont figées et sans réel pouvoir. Citant, la passivité du FMI face à la crise des subprime, l'impuissance du du conseil de sécurité de l'ONU face à l'ONU ou l'impasse du FMI dans le processus de Doha... D'après The Economist leur principal défaut c'est d'abord que ces clubs n'ont pas su intégrer les puissances émergentes, Chine, Inde, Russie, Brésil ... The Economist propose ainsi de changer tout cela... facile !


Muse - Haarp Live
DVD+CD live

Voici un bel achat pour les fans de ce trio phare du rock alternatif. Et pour une fois, les majors ont compris qu'en offrant en plus le DVD, le prix devenait correct. Donc on a ici le DVD et le CD pour moins de vingt euros. Le DVD est très basique avec juste du son en stéréo et aucun bonus, mais c'est déjà pas mal, et l'image est bonne. Pour l'aspect musical, pas de grosses surprises, c'est du Muse, du son très pêchu et mélodique avec un choix de morceaux laissant une large part au dernier album. A acheter d'urgence pour les amateurs de Muse, et pour les autres tiens, ça leur fera pas de mal.

Ma côte d'amour:

Plain White T's - Every Second Counts
Album Rock-Pop saisonier

Bon je ne connais rien à ce groupe. Vu la pochette, ils sont pas dans le milieu depuis dix ans. Plutôt le genre de groupe assez doué qui sort un bon album bien relayé par les media et dont on entend plus parlé 2-3 ans après (Exemple The Rasmus, FFF ou Kaiser Chiefs). Bref, déjà le point positif c'est que l'album s'écoute presqu'intégralement avec plaisir (un peu comme Rozorlight en légèremnt moins bien). C'est du rock-pop assez mélodique avec des paroles bêtes, mais bon les paroles, qui les écoutes ? J'aime beaucoup Hey There Delilah, une petite balade accoustique bien reposante, et la plus pêchue Our Time Now. Donc on donne rendez-vous à ces jeunes dans 2-3 ans pour confirmer leur talent !

Mon avis:

The Economist March 22nd-28th 2008
Le magazine qui parle de la crise

Bon The Economist nous prévoit une belle petite crise, qui tarde à venir tout de même si on regarde la tête des indices boursiers. En fait leur article est surtout une explication des problèmes du système financier international. Le sauvetage par l'Etat de Bear Stern est présenté comme une révolution. Leurs termes sont mesurés quand on voit qu'une fois encore on privatise les bénéfices et nationalise les pertes ... Pour The Economist celà est une belle chose car celà sauve le système financier, et donc sauve le monde ... (Au passage, j'ai été surpris, voire choqué d'apprendre que 40% des profits américains étaient réalisés par le secteur financier, qui représente 5% des emplois... Ils sont fort ces ricains!). Le dossier explique les problèmes du système bancaire actuels (trop volatile!) et prédit une stagnation voire une récéssion de celui-ci. A noté que dans le numéro suivant, ils gueulent contre les Etats qui veulent trop réguler le système financier international... mouhai, j'ai parfois du mal à suivre. Je pense qu'au prochain numéro, il diront que finalement il y a plus de crise quoi :/


Crysis
Le FPS de l'année 2010

Depuis Half Life 2, je n'avais pas autant accroché sur un FPS (First Person Shooter, jeux vidéo d'action en vue dite subjective). La recette de cette réussite ? D'abord un jeu très bien scénarisé; avec des scènes en exterieur qui donnent une grande impression de liberté (à la Far Cry); ensuite un concept de gameplay intéressant: vous disposez d'une super combinaison qui permet de vous camoufler, mieux résister aux balles, avoir plus de force etc. celà permet de passer les épreuves du jeu avec plusieurs styles (en furtif, ou par la force brute, ou encore la vitesse). Enfin la réalisation technique qui est tout simplement ce qui se fait de mieu en terme de rendu . Tellement bien, qu'en 2010, je pourrai y jouer en 1600*1200 (qui est la résolution de mon écran), en effet le jeu demande une machine de compétition, et bien qu'ayant changé mon PC il y a un an avec des composant au top, je ne peux pas faire tourner le jeu en pleine résolution, domage !

Mon avis:

The Economist March 15th-21th 2008
News Magazine Anglais

Pour conclure ce triptyque sur les puissances émergentes, last but not least, la Chine. Le dossier de The Economist tourne autours de la soif de la Chine pour les ressources mondiales et ses conséquences politques. Les chinois conssomment la moitié de la production mondiale de porc et de ciment, un tier de son aluminium. La demande en matière première explose et partout les producteurs profitent de cet manne. Malheureusement le problème de cet insatiable appetit est sur le terrain des affaires étrangères puisque la sécurisation de ces approvisionnements entraine, selon certains, la Chine à soutenir des dictateurs, démunir de pauvres pays et sapper les tentatives de l'occident pour établir paix et démocratie. The Economist n'est pas duppe celà dit: il reconnait que la Chine apporte un formidable essort à de nombreuses économies (dans des pays pauvres mais aussi riches, comme l'Australie), et souligne que cette croissance apporte davantage de solutions que l'assistanat de l'occident. De plus l'exemple de la France qui supporte le régime Tchadien montre que la Chine n'est pas le seul pays à supporter des régimes brutaux (dommage de ne pas avoir choisi les Etats-unis, également roi du soutien des dictateurs...). Le point principal de l'article c'est que finallement les plus gros problèmes de l'appetit chinois pour toutes ces ressources n'est pas à l'exterieur mais bien en Chine. En effet , la demande croissante pour des matières premières traduit une transition d'une industrie manufacturière vers une industrie lourde. La polution est ainsi devenue un problème de tout premier plan: naissances prématurées; baisse des rendement agricole, maladie: en terme bassement économique, les coûts de la pollution représenteraient 10% du PIB. Bien que le gouvernement prenne ce problème au serieux, notament depuis le dernier congré (qui a vu la création d'un "ministère" de l'écologie), les jeux de Pekin risquent d'être particulièrement éprouvants pour les athlètes... Bref, il faudrait maintenant que la Chine importe du développement durable !


The Economist March 1st-7th 2008
British News Magazine

Ah la Russie! Alors que les Russes ont pris d'assaut les stations de sport d'hiver françaises; que leur nombre de milliardaire double cette année, et que leurs menaces de chantage énergétique font trembler le monde, enfin un dossier qui nous fait le point sur le retour de l'ex grande puissance.

Mr Poutin bénéficie d'une cote de popularité immense chez lui (70% de satisfaction), et cela repose sur quatre aspects:

  • Il a apporté la stabilité politique après le chaos de Boris Yelstin;
  • Il a imposé la paix en Tchétchènie et au Caucase du nord;
  • Il a restauré la position de grande puissance politique de la Russie;
  • Enfin, et surtout, il a soutenu une croissance économique forte qui a permis une augmentation du niveau de vie des russes.
Malheureusement ces quatre aspects souffrent de plusieurs contradictions:
  • La stabilité politique est un leurre car celle-ci procède d'un état autoritaire où tout le pouvoir est concentré de façon quasi-mafieuse par le Kremlin, supprimant l'autonomie des régions et considéré par les hommes d'affaires comme bien plus corrompu qu'à l'époque de Yelstin;
  • La soit disante paix en Tchétchènie a été accomplie en plaçant un ancien rebel Tchétchène Ramzan Kadyrov à la tête de la région, et la situation en Ingushie n'a jamais été aussi mauvaise.
  • Pour ce qui concerne la puissance de la Russie et le niveau de vie, qui reposent sur la puissance éconmique en grande partie, le tableau est plus nuancé. S'il est vrai que Poutin a permi un assainissment des finances publiques et a permi au libéralisme de prendre son essort, la croissance a été plus faible en Russie que dans les autres pays d'ex Union Soviétique. Surtout cette croissance repose d'abord sur l'augmentation des ressources naturelles. Excepté les exportations d'armes, la Russie n'a pas su se doter d'une economie compétitive à l'export en dehors des matières premières. Et l'interventionnisme de l'Etat dans la sphère privée, fait de la Russie un terrain risqué pour les investisseurs.
  • Même la stabilité macroéconomiqe est en danger: l'inflation a atteint deux chiffres, et la balance commerciale se déteriore rapidement. Une économie mondiale en récéssion pourrait amener une baise de la demande en matière première, voire une baisse des prix.
Finalement la puissance Russe repose d'abord sur la manne pétrolière; dans l'hypothèse d'une assagissement du cours des matière première, les perspectives économiques risquent d'être sombres. The Economist conclue qu'après une dizaine d'années de croissance, la Russie a juste atteint le niveau de l'URSS avant sa chute. Pour redevenir un géant économique il faudrait d'abord que la Russie se débarasse d'institutions de pays en développement... ("Third World Institutions" dans le texte).


The Economist March 8Th-14Th 2008
News Magazine for posh

Au mois de mars, les unes de The Economist ont été les trois puissantes émergentes de ce début de millénaire: Inde, Russie et Chine. Parmi ces trois pays, c'est l'Inde qui fait le moins parler de lui. Comme la Chine, l'Inde possède une croissance forte, un poids démographique important, et comme la Chine ce pays inquiète et attire l'occident. "What's holding India back ?" A cette question The Economist répond: l'Etat et la fonction publique. Quel est le problème? D'abord, l'Etat qui ne fourni pas une base saine pour soutenir la croissance notamment par son endettement et l'absence de soutien à l'économie. Ensuite les dividendes de la croissances ne profitent pas à population très pauvres, les programmes de dévelloppment se révélant inadaptés. Les hauts fonctionnaires Indiens ont beaucoup de travail et de responsabilité (ils sont issus d'ailleurs commen en France d'une ENA nationale: IAS Indian Administration Service, qui forme des préfets qui vont administrer un "district", subdivision qui compte plus d'un million d'habitant) mais ce système est peu adapté pour relayer au niveau local une politique nationale de développement.

On pourra aussi apprécier la Chronique Charlemagne qui expose les divergences d'opinion entre la France et l'Allemagne en matière de politique monétaire. La France voudrait un euro moins fort arguant que les cours actuels de l'euros pénalisent les exportations. Malheureusement, en dépit d'un euro fort les exportations de l'Allemagne ont augmentées l'an dernier, et les risques d'inflations sont réels, confirmant le bien fondé de la politique budgétaire de la BCE. Il est amusant de voir que les Européens considèrent que l'attitude de la France et de M. Sarkozy est incohérente: en effet, alors que le thème du pouvoir d'achat est à la mode en France (et un euro fort garantie notre pouvoir d'achat); M. Sarkozy réclame une dépréciation de l'euro, qui entrainerait encore un peu plus la baisse du pouvoir d'achhat. Ouf, heureusement que la BCE est à Francfort ...


Failed States
Angoissante critique de l'impérialisme américain par Noam Chomsky

Ce livre fait peur. Reprenant le thème de l'Etat voyou, ce livre est un inventaire méthodique de toutes les exactions américaines, qui permet indubitablement de classer les Etats-Unis dans cette fameuse catégorie de "Rogue States". Terrorisme d'Etat, guerre en Irak, non application du droit international... Parmi les nombreux termes développés, on retiendra comment les Etats-Unis ont reussi à créer un véritable creuset du terrorisme par leur guerre en Irak (les attaques-suicides on ainsi accusé une croissance exponentielle). Finalement Ben Laden et George Bush sont compémentaires, pour tous les deux le "cosmic struggle between good and evil" est nécéssaire. Ce livre est vraiment parfaitement documenté; chaque affirmation renvoie à de nombreuses notes de fin de chapitre donnant la source de l'information. A l'heure où la vision unipolaire américaine, fait la géopolitique mondiale, une lecture indispensable.


La mégère apprivoisée
Comédie de William Shakespear mise en scène par Oskaras Korsunovas à la Comédie Française

Cette pièce de théâtre est jouée à la comédie française, salle richelieu, lieu mythique des héritiers de Molière. Le metteur en scène a choisi d'adapter la comédie de Shakespeare avec audace avec un décor et un jeu des acteurs assez prenant. Seulement voilà, malgré le programme qui vante une kyrielle de messages dans cette pièce, l'audace de la mise en scène ne parvient pas à surmonter la mysogynie crasse de la pièce, dont la tirade finale est tellement consternante qu'on attends un ressort, une ficelle moderne pour l'attenuer. Làs, celà ne vient pas et même s'il y a quelques bons moments dans cette pièce, la leçon ne passe pas .


Wired
Le mensuel pour geek

Ben voyons, les américains, ces gros consommateurs et pollueurs des routes lancent un X-prize pour parcourir 100 miles avec un gallon (161Km avec 3.8 litres soit une conso myenne de 2.35 l/100). On leur souhaite bien du courage, mais moi j'aurai surtout lancé un prix pour changer leur mentalité de gros pollueurs et piétineurs de la planète.

A part ça Wired revient sur la tentative de Radiohead de court-circuiter les circuits standards de production et distribution d'album. Entre nous, j'attends avec impatience la disparition des producteurs qui se sucrent royalement sur le dos des artistes, viva auto producion !

Finalement l'article qui a retenu tout mon intérêt est celui sur les nouvelles formes de promotion. Il repose en fait sur deux choses. C'est en cachant que l'on attise la curiosité, et que de vastes communautés de fans ou d'internautes peuvent avoir tous ensemble une capacité de déduction suffisante pour résoudre des énigmes et jeux trop difficiles pour un seul individu. Celà permet de faire d'immenses jeux de piste où des sites web ou répondeur téléphoniques sont créés pour aiguiller les fan-joueurs, voire des concert secrets et scénarisé avec des faux policiers du SWAT, où les fans fuient pour échapper aux -fausses, balles perdues. Nine Inch Nails, groupe de rock américain a eut recours à ce genre d'immense jeu de piste, appelés ARG (Alternate Reality Games). Ce genre de projets conduisent à un "buzz" sur internet qui permet d'assurer une large promotion pour un film, un jeu d'ordinateur ou un artiste ...


The Economist 19th-25th January
Hebdomadaire anglais

Ils sont ennemis jurés quand l'économie va bien (M. Sarkozy prétend qu'il veillera à protéger la France de leur menace; bien que, comme The Economist le souligne aucun d'entre eux n'a encore montré d'intérêt dans l'économie française !), ils deviennent le meilleur amis de tous quand ça va mal. Les fonds souverains sont sous les feux de la rampe dans The Economist, et il faut dire que les besoins de financement aux Etats-Unis et en Europe, ou bien la flambée des matières premières (pétrole, gaz) nous rappelle que les fonds souverains, prennent une importance déterminante dans l'économie. En tout cas le dossier est très interessant, et il permet de mieu comprendre comment marchent ces acteurs important de l'économie mondiale. Les deux plus gros sont l'Abu Dhabi Investment Authorithy et le Government Pension Fund de Norvège. Leur but est d'abord de faire de l'argent, mais peut aussi posséder un plan d'investissement plus stratégique, apte à faire frémir les pays occidentaux. Pourtant pour le moment, ceux ci ne pèsent que 2% en, valeurs boursières, mais présentent une forte croissance et une pouvoir d'investissement supérieur aux Edge Funds et sociétés de capital-investissement. La conclusion de l'article, qui débat sur le sauvetage de Citigroup et Merill Lynch par des fonds souverains de Singapour, Koweit et Corée du sud, est que Washington pourrait regretter cette participation dans quelqeus années...

L'autre thème intéressant est un article sur la militarisation de l'espace, et notamment les agissements de la Chine. L'espace est devenu un talon d'Achile de la puissance militaire américaine, car si le potentiel d'observation et de communication est hors de portée des terroristes, il reste neutralisable par une puissance comme la Chine ou la Russie. Ainsi une simulation récente à conduit les "Forces" Rouges" (La Chine) à battre les "Forces Bleues" (Les Etats-Unis), grâce à la destruction du segment spatial. Dans ce contexte, le tir d'un missile le 11 janvier 2007 par la Chine pour détruire un de leur satellite (et créer un pic de pollution énorme dans l'espace au passage...) est démonstratif: les Etats Unis possèdent une fragile main-mise sur le segment spatial. Du coup les américains reflechissent à un redéploiement de leur moyens pour protéger leur satelites. Finalement, comme le tir de missile chinois l'a montré, un seul satelite détruit peut entrainer pendant plusieurs dizaines d'années des débris dangereux pour tous les autres satelites. C'est ainsi que souvent, les moteurs des satelites sont utilisés pour eviter les plus gros d'entre eux. De plus il devient nécéssaire de développer par des radars aux sols et d'autres capteurs une "situation awarness" des objets dans l'espace. Finalement, l'artricle conclu que la plus grande faiblesse du réseau de satelites américains sont les stations au sol qui peuvent être attaquées par des bombes ou des ordinnateurs. Du coup l'armée américaine s'entraine sans tous ces nouveaux gadgets...


Wired November 2007
Magazine à la pointe de la geek attitude

Outre l'article sur les mangas assez bien fait, j'ai retenu l'article sur les tentatives de la Chine pour contrôler Internet et un autre sur un projet spacial d'un milliardaire américain, Mr Bigelow. Ce monsieur a presque réussit à complétment financer son premier envoie dans l'edspace avec des gens qui ont payé pour envoyer leur babioles en orbite et les regarder sur le site internet. Décidément je pense que la prochaine décénie verra l'avènement du tourisme spacial !

Addicted-meter

Gossip Girl
Série américaine tirée des romans éponymes

Gossip Girl raconte la vie d'enfants de l'upper east side Manhantan. Pour ceux qui ne connaissent pas New-York, ce quartier à l'est de central park est le plus huppé qu'il soit. Là-bas, il faut être milliardaire pour acheter un des magnifiques hotels particuliers. L'intrigue se focalise sur des jeunes mais aussi sur les parents. J'aime beaucoup cette série parcequ'elle offre des points de vue sur New York vraiment sympa, de nombreuse scènes sont filmées au New York Palace (où je suis resté quelques jours en mai dernier). En plus les actrices sont vraiment trop belles, et bien fringuée. J'adore en particulier Blake Lively qui change un peu de l'actrice américaine type. J'ai vu pour l'instant les treize premiers épisodes en VO.

Addicted-meter

The Economist 1st 7th December 2007
News magazine lucide sur la crise financière actuelle

Le contexte financier actuel (début 2008 à l'heure ou je me décide enfin d'écrire) ne le démentira pas, l'économie américaine commence une petite déscente aux enferts. En attendant, le dollars faible fais le bonheur de geek comme moi. Egalement un dossier spécial sur le Japon; lThe Economist fais le point sur la deuxième puissance économique mondiale. Finallement il ressort que les réformes nécéssaires à l'économie japonnaises consistent à établir un compromis entre capitalisme anglo saxon et capitalisme nipon avec son marché du travail très peu flexible et un esprit isolationniste. Ce qui est très intéressant dans cet article c'est de voir comment la plupart des Japonais sont attachés à leur statut de classe moyenne. Finalement le capitalisme anglo-saxon avec ses énormes inégalités fait peur. Pour beaucoup d'économie en Asie, la réussite du Japon est regardée avec attention car elle représente un autre capitalisme "Beaucoup de pays d'Asie disent: "nous espérons que le Japon réussiras ainsi nous auront un modèle qui combine capitalisme et valeurs sociales."

Il était une fois
Disney de noël

Disney est décidément en forme ces temps-ci, après un Ratatouille plutôt excellent, ils nous sortent un film réussi pour Noël. Il était une fois, c'est un film sur les contes de noël, qui raconte le lacher dans la nature bien réelle, de personnage de dessin animés. Celà donne une histoire douée de beaucoup de sensibilité, d'émotions et d'humour. Ce qui est génial, c'est que ce film convient aussi bien aux petits qu'aux grands qui chacun y trouveront leur compte; Disney signe à mon sens un chef d'oeuvre dans la catégorie du divertissemeent familial. Courrez le voir !

Nowel-o-meter
The Economist 24th 30th November 2007
News magazine qui remonte dans mon estime.

A part le plaidoyer pour l'action de Bush en faveur de la paix en Palestine, quoi d'intéressant dans ce papier ? Apprend t-on des choses vraiment nouvelle concernant l'Iran et son programme nucléaire ? Non. Juste que l'Iran se considère plus utile pour le monde, que le monde ne l'est pour l'Iran; mais aussi que l'actuel président Mr Ahmadinejad, pourrait payer le prix de sa politique interieur par un revers electoral.

Finalement, l'article qui a retenu mon attention est le dossier consacré à l'Autriche, que je ne soupçonnait pas être aussi dynamique. Effectivement, l'Autriche bénéficie d'un position centrale dans l'Europe élargie. Ainsi en reposant sur un passé prestigieux (qui lui donne des atouts culturels pour le commerce) mais aussi un outil industriel qui a su faire face à la délocalisation, l'Autriche est aujourd'hui le quatrième pays européen en terme de PIB par personne. Le dossier évoque un économiste Autrichien Joseph Schumpeter, qui ecrit en 1942 'Capitalisme, Socialisme et Démocratie". Dans ce livre il introduisi le concept de "destruction créative", selon laquelle les innovations des entreprises soutiennent la croissance, remettant ainsi en question le monopôle de sociétés établies. Finallement, il semblke que l'économie autrichienne est largement tirés les leçons de Schumpeter.

The Economist 17th 23rd Novembre 2007
news-magazine libéral souvent instructif

Sur fond de crise financière (annoncée compte double), The Economist tire la sonnette d'alarme pour l'économie américaine. La crise des subprime, mais aussi un dollard au plus bas et un baril à 100$ annonce quelques remous.

Bon l'article super intéressant c'est aussi celui sur la Russie, qu'il faut décidément surveiller, à mon sens de très prêt. Le capitalisme despotique et obscur de Vladimir Poutine m'interpelle, mais là l'article aborde les aspects diplomatiques de la Russie. Le dossier du bouclier anti missile américain est passé en revue, et on se demande quel pion la Russie essaie d'avancer sur l'échiquer internationnal quand son attitude est celle d'un géant déchu essayant encore de bander ses muscles.

Enfin il y un article sur les centrales à charbon. En dépit des taxes qui risque de les affecter au US, elles continuent de se porter comme un charme. On en construit de part le monde des quantités astronomiques (il faudra que je retrouve le chiffre un de ces jours) alors qu'elle relache un pollution monstrueuse dans l'atmosphere: c'est que le prix du charbon leur permet de rester compétitive pour l'instant. J'attends donc impatiemment la mise en place de permis de polluer plus restriictifs, d'autant plus qu'il existe un moyen de produire de l'electricité propre dans les pays développés: l'energie nucléaire.

Art Book Japonnais
Recueil de dessins absolument magnifiques, façon manga.

Bon forcément, niveau bouquin quand on voyage au Japon, le choix est très réduit quand on ne lit pas la langue. Aussi , j'ai acheté plusieurs artbook, (dont un de Death Note, également magnifique!) et celui-ci est vraiment très beau. Il est dommage qu'il n'y ai pas plus d'Artbook de ce style importé en France.

Beauté graphique
Jhoom Barabar Jhoom
Film Boolywoodien

Jhoom Barabar Jhoom est le premier film de boolywood que je regarde. J'étais peu enclin à me lancer, le film était proposé au cours d'un vol internationnal, je l'ai donc vu dans de pietres conditions (sauf le son, puisque j'avais branché mon casque perso). J'ai beaucoup aimé, je crois que c'est une super production, et celà a été un excellent premier contact avec la production cinématographique indienne, qui m'incite à en regarder d'autres. Si comme moi vous ne vous êtes jamais lancé, ce film est une excellente entrée en matière. La musique est géniale, et j'aime bien le style décalé de cette comédie musicale.

Jhoom Jhoom Meter
The Economist 10th 16th Oct. 2007
news-magazine libéral souvent instructif

The Economist prend fait et cause contre Musharraf, et lui demande de quitter le pouvoir en organisant des élections ... D'autres avis divergent pourtant comme ce professeur, qui, dans les colones du Figaro, prétendait que seul un dictateur comme Musharraf peut empêcher ce pays de sombrer dans l'extremisme religieux.

En marge de ce sujet d'actualité deux articles ont retenu mon attention. D'abord sur le système éducatif américain. Le maire de New York Michael Bloomberg a entrepris une vaste réforme du système scolaire qui semble porter ses fruits. Il a en effet encouragé la création de Charter Scool (Ecole publique dotée d'une autonomie), celles ci présentent des résultats bien supérieurs à la moyenne, grâce à une culture du résultat omniprésente. En effet celle-ci sont notées tous les ans en fonction de leurs résultats (taux de réussite aux examens nationaux) et leur budget recoit des bonus (comme la rémunération de leur proviseur...). Celles qui sont mal notées doivent proposer un plan d'amélioration, si elles ne redressent pas la barre, elles sont fermées. Le financement de ces école est mixte, et certaines grandes fortunes (tel Bill Gattes) subventionnent ces écoles. L'article parle également des Vouchers, subvention accordée aux parents pour subventionner une eventuelle ecole privée qui étaient sensés devellopper la concureence et donc améliorer le système éducatif. Ainsil'article offre des pistes de reflexions intéressantes sur le problème de l'Ecole : à quand un tel système en France ?

Il y a deux régions qui m'intéressent en ce moment, la première est l'Asie, en particulier Inde et Chine. Un dossier économique leur est consacré, qui explique que bien que ces deux géants fassent frémir les économies des pays développés, leur économie n'est pas si sophistiquée qu'elle n'y parait, et l'Inde et la Chine bien qu'acteurs majeurs de nombreux domaines technologiques, sont encore bien en retard. Finallement, plutôt que de faire de la recherche et du développement ces deux économies se concentrent sur ce qu'elle savent faire par dessus tout: reproduire, dans d'immenses quantités et à bas prix. L'autre région c'est la Russie, qui est en plein changement. Un article met en lumière comment le Kremlin a ainsi recemment "réécrit" l'histoire russe dans un manuel scolaire qui glorifie tous les batisseurs de la puissance Russe, sans considération d'idiéologie; de Stalin à Putin, et stigmatise la chute de l'union soviétique vue comme une perte de puissance. Une seule idéologie semble caractériser clairement la Russie d'aujourd'hui: l'hyper nationalisme.

The Economist 20th 26th Oct. 2007
news-magazine libéral souvent instructif

A la une de ce bon vieu Economist, la crise des subprime. Attention douleurs en perspectives, manifestement, toutes les conséquences de cette crises n'ont pas encore emmergées... mouarf celà m'arrange bien vu que j'attends depuis belle lurette l'éfondrement de la bulle immobilière en France. Finallement le dossier porte surtout sur le rôle des banques centrales, manifestement, leur soutien des marchés, en injectant des liquidités ou en n'augmentant pas leurs taux directeurs pourraient continuer d'encourager des comportements à risques. En dehors de ça, et pour ceux qui n'aime pas l'économie, un article très intéressant sur l'éducation. Où on découvre que ce ne sont pas les pays qui mettent le plus d'argent dans leur système éducatif qui obtiennent les meilleurs résultats. Finallement, la clée est la reconaissance du corps professoral, leur recrutement et leur formation continue.

Gouverner par la peur - Collectif
Essai à quatre plumes sur le leitmotiv du XXIeme siècle
Ce livre est un essai sur la peur: celle qui est utilisée par les pouvoirs pour asseoir leur domination sur les foules. Ecrit par quatres auteurs aux domaines de compétences différents (Historienne, économiste, sociologue, anthropologue), ce livre apporte quelques idées intéressantes sur le sujet. Je retiendrais la partie économique et socologique. Economique d'abord qui présente un point de vue un peu dicident par rapport au discours habituel sur la croissance, Bernard Maris met ainsi en avant la création de richesse par les phénomènes de réseau et de coopération: "le savoir rare, autrefois reservé à une mince élite, peut être désormais infiniment partagé et développé, comme l'art, la poésie. Tous les DRM du monde n'y peuvent rien changer". Sociologique ensuite qui montre l'évolution des mentalités des jeunes générations. Quand on lit les articles qui critiquent le "laxisme" des éducateurs (et appelle à une école du début du siècle...), on mesure les efforts qu'il faut fournir aujourd'hui pour "manager" des personnes. Roger Sue écrit ainsi: "Dans une société d'individus toujours plus conscient d'eux mêmes, à la recherche d'affirmation, d'expression et de reconnaissance, l'argument d'autorité a de moins en moins de chance de triompher. Il doit céder la place à l'autorité de l'argument." Une saine lecture par les temps qui courent ...

Niveau d'indispensabilité:
U2 Pop Mart Tour
DVD de concert incontournable
Le U2 Pop Mart tour marque apothéose de U2 dans les concerts extravagants et gigantesques. Déjà pour ça il mérite d'être regardé. L'arrivée des quatres irlandais dans un citrons géant vaut ainsi le détours. Quand on sait qu'en plus de tout celà on a droit à leur morceaux incontournables: Pride, I Still Haven't Found What I'm Looking For, Sunday Bloody Sunday (chanté par the Edge en solo !!) Where The Street Have No Name With or Without you, One plus plein d'autres trop bien, on se demande qui peut se permettre de ne pas acheter un tel DVD...

Ma côte d'amour: